Histoires de la nuit, en compétition pour la palme d’or

On pense à Haneke et à la maestria qui est la sienne pour dire l’invasion. Au détail près que chez lui, elle ne repose sur aucune raison apparente, alors que chez Léa Mysius, qui signe ici son troisième long métrage, l’invasion est préméditée, ciblée, rancunière.
Le film déroule son intrigue avec force et grandeur, et détaille ses personnages avec un grand intérêt.
J’aime le jeu d’Hafsia, en retenue, sur le fil, prête à tout, bien que cernée dans un coin. Son oeil noir ne trompe pas.
Tous sont d’une stature implacable. La gestion de la tension est parfaitement maitrisée, de bout en bout.
C’est un grand oui et sans aucun doute un beau succès en salles lors de sa sortie le 16 septembre prochain.
