AMHA (A Mon Humble Avis)

Primetime

Posted by Barbara GOVAERTS

J’en viens à me dire que je suis peut-être trop vieille pour ce que le cinéma nous propose désormais.

A24, ce studio indépendant new yorkais qui mise sur des cinéastes débutants ou audacieux et des projets originaux souvent boudés par les grands studios est une référence. Je ne dis pas le contraire. Les films sortant de cette société de production sont souvent signes de qualité et je ne veux pas dire le contraire.

Mais ne seraient-ils pas un peu trop formattés ?

Vous me direz que chaque époque à connu son propre formattage… C’est en cela que la Nouvelle Vague fut et reste une révélation. Par la neutralité, la simplicité et le regard curieux et novateur qu’elle a apportés.

Ici le pâte est très (trop) marquée pour moi, au point je trouve de nous enfermer dans un monde instagramable : couleurs néonisées, plan ultra esthétisés, lumières floutées et j’en passe.

Et puis je ne saurais dire mais je n’ai pas adhéré à cette ambiance froide et étrange (mais pas pénétrante).

Patinson en fait des caisses non ?

Je sauve le jeune acteur Skyler Gisondo dont j’avais reperé le physique singulier, et la présence, dans la série Santa Clarita Diet il y a plusieurs années déjà.

Et puis il y a ce puritanisme américain, encore et toujours présent…

Quel intérêt vraiment d’insérer à cette histoire de lutte anti pédocriminalité, une affaire de tromperie conjugale…. Ca vient terriblement parasiter la portée du sujet qui, lui, a le mérite d’être traité.

No vraiment je ne sauve pas grand chose de ce film très normé et somme toute et c’est un comble, voyeuriste. Car oui, Primetime se complaît souvent dans ce qu’il dénonce. 

Peut-on seulement respirer ? Utiliser le cinéma pour s’ouvrir l’esprit et le regard ?

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