AMHA (A Mon Humble Avis)

Monte le son !

Posted by adminBarbara

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Je n’ai aucune connaissance musicale ! comme ça vous serez prévenus – je vous mets dans l’ambiance. Autant niveau ciné, je peux dire que je commence à avoir quelques bases et connaissances mais niveau musique, c’est pas la panacée.

Alors forcément, lorsque la toile se propose également de faire mon éducation musicale : je suis aux anges.

Je ne sais pas si je l’ai assez dit mais depuis la rentrée, on peut dire que nous sommes gâtés niveau ciné. Chaque semaine, au moins 1 bon film est à l’affiche pour notre plus grand plaisir.

Des films sympathiques et majoritairement qualifiés de « bons », qu’ils soient français ou étrangers nous permettent d’intégrer divers milieux, diverses familles (La guerre est déclarée, un heureux événement, We need to talk about Kevin…), nous permettent de rencontrer des beaux blonds ténébreux : là vous ne me contredirez pas si je n’en nomme qu’un : Ryan Gosling que l’on aura vu dans pas moins de 3 films – Crazy Stupid Love, Drive et Les marches du pouvoir, où nous permettent encore de nous infiltrer dans des univers et milieux dont on ignorait tout (Polisse) pour au final nous plonger dans un univers quasi inconnu, dénué de tout bruit et de toute parole (The Artist) pour nous laisser seuls avec les acteurs et… la musique

La musique justement – sans doute par mon manque de culture musicale, je n’en parle que très rarement dans mes articles mais je me suis récemment rendu compte qu’elle était indispensable à la réussite d’un film.

Sans doute The Artist est-il celui qui m’a permi de matérialiser l’importance et le rôle clé que joue la musique dans un film. Au même titre que le jeu de l’acteur, que la façon dont le réalisateur tient sa caméra : la musique dicte nos émotions et/ou nous guide. Mais attention pas de n’importe quelle manière.

Une des réplique de la comédie Sexe entre amis met l’accent sur cette idée. Le couple regarde une mauvaise comédie romantique à la télé et tous les 2 sont d’accord pour dire que la musique dicte leurs émotions : une musique triste vient vous tirer quelques larmes alors que la musique guillerette de la scène suivante vous fait rire et vous fait tout oublier de la larme que vous aviez versée 2 minutes plus tôt. Là, clairement la musique joue son rôle mais n’apporte pas de réel différentiateur : triste on pleure, joyeux on rit… et c’est tout.

Dans les bons films (!) la musique est un acteur à part entière en quelque sorte. Prenons quelques exemples récents tels que Drive, Polisse, The Artist ou encore Intouchables, afin de mettre en avant cette idée.

J’en avais parlé,  la BO de Drive est électrisante, envoûtante et tellement en accord avec l’ambiance du film. Cette BO tout droit sortie des cartons de CD des années 80 est une telle réussite qu’on y voit circuler les principaux titres sur la toile depuis la sortie du film. Qui ne connait pas désormais Night Call de Kavinsky ?

 

Cette musique « sortie du placard » ne pouvait pas mieux coller au film, à son héro tortueux et solitaire. Elle est un élément clé du film.

Polisse, dans un registre différent car très éclectique, permet à la réalisatrice de faire un clin d’oeil à la carrière de chanteur / danseur de son acteur fétiche Joeystarr qui nous offre un solo de danse maîtrisé sur une piste à moitié vide : Joey nous montre qu’il n’a rien perdu de ses belles années et qu’il a (quoi qu’on en dise) la grande classe sur le dance floor.

The Artist lui, valorise encore différemment la musique dans la mesure où il s’agit du seul son qui s’échappe de la bobine. Et c’est là l’une des grandes réussites du film. Le spectateur n’a que la présence des acteurs et la musique auxquelles se rattacher. Et là, encore très bel exemple : la musique nous guide tout au long du film. J’ai le souvenir d’avoir comme entendu une musique de début, de milieu et de fin / conclusion.

Enfin, Intouchables, tout juste sorti en salles, joue encore sur un autre registre. La musique intervient comme une marque de la différentiation sociale des deux hommes (je reviendrai sur ce film dans un prochain post). Le jeune de banlieue se déhanche (superbement bien d’ailleurs) sur la Soul de Earth Wind and Fire tandis que l’aristocrate se régale les oreilles (!) de Chopin, Vivaldi ou Berlioz. Les deux vont apprendre à découvrir le milieu de l’autre au travers de ces musiques.

Qu’elle tienne donc un rôle social, un rôle de « guideur d’émotions » ou encore un rôle valorisation des personnages, la musique ou BO comme on l’appelle dans le milieu, tient toujours un des rôles clés et nous aide à vivre le plus pleinement possible, les instants privilégiés que nous offre le cinéma.

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