Black swan avant l'heure...

Black swan avant l’heure…

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Alors oui j’ai fait une entorse à ce que j’appelle « mon réglement ». J’ai vu Black Swan avant sa sortie en salles et de surcroit,  en streaming.

Faute lourde je l’avoue !

La réalité est que ne pouvais plus attendre. Plus attendre un jour de plus le nouveau film d’un de mes réalisateurs préférés. Car oui, Darren Aronofsky fait des films qui me plaisent (j’avoue ne pas avoir vu The fountain).

 J’ai été (comme nombreux d’entre vous) bluffée par le sublime Requiem For a dream : rien et tout à dire de ce film : un chef d’oeuvre de réalité, de brutalité, de réalisation…

Car oui, c’est déjà le thème d’un film que l’on aime ou pas mais avec Darren Aronofsky, ce qui fait vraiment la différence c’est bel et bien la réalisation, le choix de la musique (tjs excellente et très puissante) ainsi que les acteurs, leur force et la puissance de leur jeu d’acteur.

Je pense que nous nous souvenons encore du come back plus que superbe de Mickey Rourke dans The Wresler. Ce qui compte n’est nullement le thème central du film : le catch mais réellement le jeu d’acteur de Mickey Rourke et la sensibilité qui se dégage de cette « brute épaisse »… superbe, pas d’autre mot.

Le film du moment est donc Black Swan

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L’histoire de Nina, une danseuse du NYC Ballet qui va être choisie pour incarner la rôle central du Lac des Cygnes. Cette « promotion » va lui monter à la tête et va déclencher en elle une forme de folie. Voilà pour le pitch et je ne pense pas utile d’en dire plus – je ne voudrais nullement dévoiler les secrets de ce film.

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Juste vous parler de mon interprétation qui n’est autre que celle, typique, de la jeune femme qui tente de se détacher des liens familiaux afin de faire ses propres choix et gérer sa vie comme elle l’entend.

Qui n’a jamais fait telle ou telle chose pour faire plaisir à un parent, proche, ami… C’est là, à mon sens, le thème principal du film et c’est en cela qu’il m’a beaucoup plu !

Il s’agit d’un thème universel… l’apprentissage de l’indépendance.

Je parlais plus tôt de The Wresler, en quelque sorte, le réalisateur reste sur la même lancée puisqu’il met en avant un personnage qui ne vit que pour sa passion qui se trouve être un sport.

Le catch qui est comme le dit le réalisateur dans une interview « l’art le moins rafiné » et la danse classique qui semble être au contraire « l’art le plus rafiné » sont les deux sport en question. Dans tous les cas, ils demandent une maitrise du corps, un investissement tel qu’il peut engendrer une perte des repères sociaux (dans les deux cas les protagonistes sont esseulés et dédient leur vie à leur art).

Ce film reprend enfin la légence mythique du « loup garou » qui n’est autre que l’incarnation de la dualité qui sommeille en nous.

Je pourrais trouver d’autres axes et « philosopher » encore sur ce film tant il est profond et lourd de sens.

Dans l’immédiat, je n’attends qu’une chose : le voir en salle afin d’en ressentir tous les aspects. En attendant, nous avons toujours la bande annonce:

 

Un dernière chose, je n’ai pas salué l’interprétation des acteurs tous excellents : mention spéciale of course à Natalie Portman et Vincent Cassel qui tous deux dégagent une force incroyable. Le travail réalisé pour ce film est clairement ressenti.

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