Un cinéma d'enfer

Un cinéma d’enfer

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Ahhh j’ai passé un super week end ciné… Vous allez dire que je fais une fixette avec mes festivals de cinéma et vous n’aurez pas tort. Il faut dire qu’une fois qu’on y a mis un pied, c’est l’engrenage !

On commence par un puis deux puis… on les enchaine. Il faut dire qu’il y a pléthore quand on y regarde de plus près.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, flashback sur le début d’un week censé m’entrainer dans le Paradis du cinéma.

Vous aurez peut-être compris que je parle de ce que l’on présente comme étant l’Evénement ciné du moment : Cinéma Paradiso.

Je commencerai ce post par un message à tous ceux qui n’ont pas eu de place et qui en sont très déçus (il faut dire que ce fût la foire d’empoigne pour obtenir son sésame) : ne soyez déçus en rien, vous ne manquerez pas grand chose qui en vaille vraiment la peine.

Grosse, énorme déception pour ce qui était présenté comme étant un événement majeur censé mettre à l’honneur le cinéma.

Le concept est, certes, assez bien maîtrisé : on a bel et bien cette impression d’entrer dans l’antre de l’Amérique festive. Au programme, jeux vidéos, re jeux vidéos et piste de roller… et puis si vous êtes d’accord pour casquer d’avantage (il est vrai que payer 20 euros n’était déjà pas suffisant) vous aurez alors la possibilité de vous restaurer, de vous faire maquiller, de faire raser par un vrai (?) barbershop, de prendre une photo avec Ken et Barbie (vous m’expliquez l’intérêt please), de participer à un atelier de confection de jolis noeuds-noeuds, d’essayer des lunettes certes over trendy mais quasi inabordables, bref du rêve quoi… 

Rien de foufou à mon goût… Surtout que tout cela se passe dans une ambiance des plus chaleureuses (ironie) : le personnel est odieux (de façon générale même si bien sûr certains sortent du lot), l’organisation est mauvaise (je ne compte plus les heures passées debout, on vous fait avancer, puis reculer puis avancer à nouveau…)

Mais le pompon c’est tout de même la séance ciné… On nous fait languir en vous faisant croire que vous serez bien installés dans des Fiat 500 alors que cela n’est réservé qu’à ceux qui prennent le pass le plus cher (mais passons), si vous avez la chance d’avoir une accolyte (comme ce fût mon cas : merci Elo !) prête à bondir dès l’ouverture des « barrières » pour vous réserver un transat, vous aurez beaucoup de chance, sinon ce sera sur un siège de cinéma on ne peut plus basique que vous visionnerez le film : pour se sentir dans l’ambiance d’un drive-in à la sauce US, on a vu mieux !

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Je suis venue, j’ai vu (Drive jusqu’au générique de fin) mais je ne reviendrai plus !

Le must arrive lorsque vous comprenez que la musique que vous entendez en fond sonore depuis le début de la soirée ne s’arrêtera pas pendant votre projection… et bien oui ! Une soirée clubbing est organisée en même temps… J’ai donc vu Drive avec certes toujours Kavinsky en fond mais couplé avec les Daft Punk, la compagnie créole et j’en passe…

Non, ne riez pas ! C’est véridique et je vous assure qu’il faut être sacrément cool et de bonne humeur pour supporter tout cela.

Quelques idées comme ça sur le vif, au cas où les organisateurs auraient l’idée folle de reprogrammer l’événement l’an prochain :

why not proposer un tarif préférentiel pour les amoureux du cinéma détenteurs de le carte UGC / MK2 (MK2 est l’organisateur de cet événement, ndlr)

why not proposer des activités plus riches (je vous laisse vous creuser les méninges, ce que vous ne semblez pas avoir fait cette fois-ci)

why not faire en sorte que nous ayons moins cette désagréable impression de n’être là que pour dépenser (je ne suis pas la seule à dire que c’est une vraie cash machine votre truc)

why not changer de nom… parce que NON, ce n’est en rien un événement qui rend hommage au cinéma, ce n’est PAS le Paradis du cinéma. Disco ou encore Dancing Paradiso, Money Paradiso auraient fait l’affaire…

A bon entendeur.