T'es blogueuse ciné et tu connais pas tes classiques ?

T’es blogueuse ciné et tu connais pas tes classiques ?

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… Non mais allo quoi !

C’est justement pour échapper à cette désormais (trop) célèbre phrase que j’ai profité de mes quelques jours de congés pour commencer à combler mes lacunes cinématographiques. Celles et ceux qui me connaissent et qui me suivent depuis le début savent que je suis une convertie pour ce qui est du cinéma.

Je ne m’en suis jamais cachée, je n’ai découvert le septième art que tardivement, il y a 10 ans pour être exacte.

Ce n’est pas faute de m’avoir poussée sur cette voie, mes parents étant eux mêmes ce que l’on peut appeler des cinéphiles mais je souris en me rappelant à quel point le cinéma ne me disait rien du tout lorsque j’étais plus jeune.

Cela dit, j’ai, depuis, récupéré mon retard sans pour autant combler les lacunes accumulées avec le temps.

J’ai pris conscience depuis peu à quel point il était important de se baser sur nos acquis et de, parfois, se fier au passé afin de comprendre ce que l’on vit, ce que l’on découvre. Il en va de même avec le cinéma. Est-il possible de vraiment apprécier les films d’aujourd’hui sans pour autant connaitre le cinéma d’hier ?

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C’est en partant de cette pensée que j’ai décidé de profiter de ce que Paris et ses beaux cinémas de quartier ont a offrir et de partir à la recherche de ces classiques trop longtemps laissés de côté.

Et quelle ne fût pas ma surprise en réalisant à quel point les films que j’ai vus regorgeaient de modernisme. Là, j’ai réalisé que même si le monde est une marche continue il ne fait que se renouveler en se basant sur le passé. Ainsi, les thèmes traités il y a quelques décénies nous parlent encore aujourd’hui et s’apparentent à notre actualité.

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De Jules et Jim je retiens un modernisme incroyable et une (des) histoires d’amour hallucinantes pour l’époque. Mettre des images sur une pareille histoire était tellement osé au moment où le film a été tourné. J’en ai été éblouie ! Ajoutez à cela le charme d’une actrice incroyable (Jeanne Moreau) vous récoltez en effet, un chef d’oeuvre du cinéma français.

Une place au soleil m’a fait prendre conscience des racines de ce qui est un de mes films préférés : Match Point de Woody Allen. Même si l’histoire est traitée différemment et que l’angle choisi est tout autre, j’ai retrouvé la même thématique du jeune homme arriviste prêt à tout pour escalader les échelons d’une société qui ne semble donner sa chance qu’à ceux qui sont bien nés. Une sujet tellement cinématographique et une fois encore, tellement moderne.

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Taxi Driver a clairement été un choc cinématograpique. Le mot n’est pas trop fort. Que dire de ce jeu d’acteur (Robert de Niro bien sûr), de cette atmosphère, de cette ambiance, de ces lumières, de cette musique… Il est clair que ce film a donné le La du cinéma d’aujourd’hui, en bien des points. Je vois bien évidemment Drive (un autre choc ciné plus récent) d’un autre oeil et comprends d’où vient l’inspiration de son acteur principal (sans le nommer, ça deviendrait lassant à force !) Cet homme sombre, traumatisé au sens propre, par la dureté de la guerre / d’un passé difficile qui garde en lui ce besoin de venir en aide aux opprimés comme pour exorciser toute la haine, la peur, le trauma qu’il garde en lui. Superbe !

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Vous l’aurez compris, à l’heure où l’on se tourne facilement vers le passé en pensant qu’il était plus rose, plus doux et plus beau, à l’heure où le vintage est à la mode et où l’on aime faire du neuf avec du vieux, cette incursion dans le cinéma d’hier m’a été plus que bénéfique, et sans cliché je puis dire que j’ai déjà, en trois films, pû toucher du doigt la force du cinéma d’hier, la force du cinéma d’aujourd’hui.

Plus que la bande annonce de Jules et Jim, presqu’un extrait du film

Une place au soleil

 

Taxi Driver (je ne sais pas vous mais moi, rien que la voix off, je frémis ! tellement puissant, à l’image du film)