Festivals de Cinéma

BFSC à Cannes # épisode 9 / Poupoupidou

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Je vous ai laissé sur une émotion forte lors de la projection du Resnais (un « petit Resnais » disent les plus critiques ici) mais qu’importe : ce moment fut fort et beau. Ah oui parce que je ne vous ai pas dit mais ici on fait la queue pour « Le Resnais », on a aimé « Le Haneke » et on attend avec impatience « Le Carax »… Il faut s’y faire, il y a un langage propre au monde du cinéma !

D’un point de vue people, j’ai vécu MES moments forts grâce à ma brève rencontre avec deux de mes acteurs franco / belge fétiches : d’abord Tahar Rahim avec qui j’ai échangé quelques mots alors qu’il se trouvait seul près du Palais : juste le temps de le féliciter pour son parcours sans faute (sans top faire ma groupi mais en rougissant un peu (beaucoup ?) tout de même – mes proches savent que je suis assez « fan » de lui, puis Benoît Poelevoorde qui m’a rétorqué un « bonjour ma belle » après lui avoir sorti un frêle « Bonjour Benoit » (très heureuse d’ailleurs que Poelvoorde soit dans un film présenté à Cannes, j’ai toujours dit que c’était un grand) alors qu’il passait à côté de moi. Oui que voulez-vous ? J’ai beau vous avoir fait mon laïus sur notre rapport à la célébrité, force est de reconnaître que c’est tout de même sympathique d’échanger un petit moment comme ceux-là avec les acteurs / personnes célèbres que l’on apprécie. C’est ça aussi Cannes.

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Ceci étant, j’ai poursuivi mon périple hier en assistant à la projection du film présenté en sélection officielle Un Certain Regard : A perdre la raison staring Tahar (justement), Niels Arestrup et Emilie Dequenne.

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Ce film narre la descente aux enfers d’une femme plongeant dans une dépression forte qui la poussera à commettre l’irréparable : un quadruple infanticide. On pense bien sur à l’affaire Courjault pour ne citer qu’elle. Sujet délicat et sensible qui aurait pu tourner au larmoyant (ce que je déteste) mais point du tout : le film traite du sujet de façon délicate, on assiste à sa perte de repères, elle sombre et personne ne semble y pouvoir quoi que ce soit.

Le film, assez elliptique, donne à réfléchir sur le sens que l’on donne à sa vie et sur les responsabilités que l’on tient… Egalement sur les choix que l’on fait et met en exergue l’importance de toujours mener sa vie, mener sa barque, tenir les rennes et être maître de soi. Il met en cause la dépendance aux autres et prone l’indépendance affective et financière. C’est un film qui « parle vrai » et j’ai été une fois de plus bluffée par le jeu de Tahar : tout en retenue cette fois. J’ai été également heureuse de voir Niels Arestrup et Tahar à nouveau réunis dans des rôles à contre pied de ce qu’on avait pu voir dans Un Prophète. Du bon cinéma, du cinéma humain et vrai : je vote pour !

Je doute que ce film reparte bredouille même si le sujet est difficile et poignant. J’ai lu que le film avait été mal perçu par bon nombre de journalistes et même par un père de famille ayant vécu un tel drame. Il est vrai que le réalisme du film vous glace jusqu’au sang… Mise à part cette scène de voiture poignante qui m’a extirpée quelques larmes, c’est surtout les frissons qui nous envahissent tout au long du film.

Et puis, l’autre chance du film avouons le : Leila Bekhti fait partie du jury d’Un Certain Regard : le film aura donc au moins une voix (Ndlr : Tahar Rahim et Leila Bekhti sont mariés à la ville).

 

 

Bon sinon, je me dois de vous dire que le soleil est reviendu pour de bon… Juste à temps pour que je puisse célébrer mon anniversaire dignement sur la Croisette en compagnie de ma mère qui a fait le déplacement pour l’occasion.

J’ai passé une soirée divine, au rythme du bon champagne, de chants (dont certains m’étaient dédiés : la fête je vous dis !), de mets de la mer fins et délicieux puis, car la soirée ne pouvait pas se terminer ainsi : un, puis deux, puis trois feux d’artifices avaient été prévus pour l’occasion… non, là quand même je blague ! mais nous avons eu la chance de profiter de ces feux d’artifices assise dans le sable ou les pieds dans l’eau… la plage en tout temps, la plage comme témoin de cet événement..

Me voilà jeune trentenaire… pou pou pi dou !

Et savez-vous ce que j’ai appris ? Figurez-vous que Marilyn aurait soufflé cette bougie le soir même de ses 30 ans… Il n’y a pas de hasard.

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Nous sommes mercredi 23, et il est bienôt 11h à l’heure où j’écris ce post (que je mettrai en ligne cet après midi – la connexion Internet étant la seule difficulté que j’ai rencontrée durant ce festival). Ce mercredi est mon dernier jour sur la Croisette. Voici venu le temps de rentrer et de retrouver un rythme normal et calme (un comble pour quelqu’un vivant à Paris – mais la capitale me semblera si calme après avoir vécu ce rythme haletant). Je suis dans la file d’attente pour assister à ma dernière séance : la projection de Killing Them Softly, présenté hier soir en présence de Brad Pitt qui a fait sensation sur la Croisette.

Je vous en parlerai donc dans un prochain post…

Le soleil est là, juste à temps pour que je puisse reprendre mes activités coordonnées : attente / bronzette / cinéma.

Que la vie est intense en Mai à Cannes mais qu’elle est douce.

Pou pou pi dou !

PS : j’ai tenté de rejouer le « souflage glam de bougie de Marilyn » pour l’occasion. Un problème technique m’empêche de la partager avec vous (NON je ne suis pas en train de la photoshoper) et la partagerai avec vous dès que possible !


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