Berlin state of mind

Berlin state of mind

Imaginez un interrogatoire digne de ceux de Catherine Tramell (Sharon Stone dans Basic Instinct) et une héroïne à la sauce Béatrix / Black Mamba (Uma Thurman période Kill Bill) au look de Brigitte Macron (référence au carré blond), le tout dans une atmosphère chaotique berlinoise.

Vous êtes dans l’univers d’Atomic Blonde, le film d’espionnage de la semaine.

Si le film ne brille pas par la teneur de son scènario – que je n’ai pas vraiment suivi pour tout vous dire – on ne peut pas dire non plus qu’il brille par sa tension ni même son action. Bizarrement c’est parfois un peu lent, quoique le réal ne lésigne pas sur la violence qui innonde son film.

On aimerait parfois que Charlize sourie un peu, comme ça, juste pour détendre l’atmostphère. Mais elle préfère rester sombre et taper sur tout ce qui bouge. Comprenez qu’elle a une mission à gérer. À noter tout de même la puissance des scènes d’action dont une filmée en plan séquence : une réussite de formalisme et de naturel. On s’y croirait.

Face à elle John Goodman qu’on adore, définitivement, et James Mc Avoy (qui a gagné en sex appeal ou c’est moi ?) mais qui en rajoute un peu. Allez c’est pour le jeu.

Le tout donc dans cette ambiance exaltée qui fut celle de la chute du mur, du moins des jours qui ont précédé la chute, cette dernière étant l’apothéose et le point d’orgue du film. Pourquoi ? Ne me le demandez pas, je suis incapable d’en trouver la raison.

Le tout donne lieu à une sorte de bouillonnement intempestif qui m’a embarqué notamment grâce au charisme de la grande (au sens propre) Charlize, à cette BO alléchante à souhait plutôt rock et kitch et disons le clairement à ces ambiances néon que j’affectionne tout particulièrement.

Enfin cette voix off qui pose la question de savoir si le plagiat ou la copie ne serait pas en fait la façon la plus honnête de rendre hommage. Joli pour un réal qui plaque quasiment son film sur certains grands classiques du film d’espionnage et d’action et fait de son héroïne un mix de grands personnages féminins du cinéma de genre.

Oui Catherine Tramell + Black Mamba + Bribri Macron = Charlize la badass d’Atomic Blonde

Malin !