AMHA (A Mon Humble Avis)

Backrooms

Posted by Barbara GOVAERTS

Qu’il m’en a fallu des jours pour parvenir à écrire ces quelques lignes.

Depuis que j’ai quitté la salle 1 de l’UGC Les Halles samedi dernier, je ne parviens pas à dire grand-chose d’autre que : « ce film, c’est une vraie vibe ».

Comme pour vouloir dire que je lui reconnais la qualité de ne pas être un film ordinaire, dans la mouvance des films d’horreur que l’on voit depuis quelques années, comprenez : gore et plutôt inintéressants à mon sens.

Ici l’histoire est pleine de reliefs et de profondeurs. De turpitudes et de virages aussi.

A l’image de ces couloirs qui s’enchevêtrent et semblent nous réserver des surprises, des rencontres, pas toujours des plus agréables.

Wait ? Et si ce labyrinthe était moins un décor qu’une métaphore ?

Une métaphore de nos vies, de notre époque, de ce monde dans lequel nous avançons sans toujours comprendre ce qui nous attend derrière la porte suivante.

Sans aucun doute.

La sortie de ce film est accompagnée d’explications en tous genre. C’est ainsi que j’ai appris que l’intérêt porté à ces backrooms, ces salles vides qui (r)éveillent bien des émois, des peurs, des inquiétudes est une tendance au sein de toute une communauté de fans sur internet.

Une génération nouvelle qui plus encore que ses ainés peut-être, doute, se questionne, s’étonne d’un monde toujours plus violent, et qui force le questionnement de nos vies face à l’absurdité de certains comportements, de certains fonctionnements…

Ce qui m’intéresse, c’est ce que ces backrooms racontent de nous. Pourquoi ces lieux banals, presque administratifs, provoquent-ils autant d’angoisse ? Sans doute parce qu’ils donnent une forme à un sentiment que beaucoup connaissent : celui d’errer dans un monde devenu difficile à déchiffrer.

Ce film le prouve en mettant en parallèle la vie personnelle des personnages qui s’imbrique dans une réalité plus grande : celle de la société dans laquelle ils vivent. On peut sans doute aller très loin dans son interprétation. Aussi loin que ces couloirs semblent s’étendre. Jusqu’à l’infini, peut-être.

C’est riche de sens, plus profond qu’il n’y parait. Clairement un film labyrinthique.

Et c’est précisément ce que j’aime : le films ne se referme pas avec le générique, mais continue à ouvrir des portes dans notre esprit longtemps après la projection.

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