J’ai laissé passer quelques jours avant de vous parler d’Obsession. Parce que ce film m’a mise très mal à l’aise, c’est le moins que l’on puisse dire.
Pendant toute la séance, je me suis focalisée sur la timidité maladive de ce jeune homme, qui m’a immédiatement agacée. Je me suis laissée distraire par sa gaucherie, son côté presque pathétique, sans voir tout de suite la violence qui couvait derrière cette apparente fragilité.
Car Obsession n’est finalement rien d’autre qu’un film d’épouvante. Un vrai. Sauf que les monstres y prennent des traits familiers et que l’horreur naît moins du surnaturel que des rapports toxiques, de l’emprise et de cette violence qui avance masquée.
J’ai été déstabilisée par l’apparente légèreté avec laquelle le sujet est abordé. Ce côté teen movie nourri de références aux grands classiques du cinéma d’horreur (L’Exorciste !) et l’énergie survoltée de son actrice principale.
Mais avec le recul, je réalise que tout cela était une façon, pour moi, de me protéger.
Parce qu’au fond, le film parle d’un sujet autrement plus difficile à regarder. Il raconte cette violence sourde qui ne se présente jamais comme telle, qui se cache derrière le soit disant amour et ternit tout.
