AMHA (A Mon Humble Avis)

Un beau dimanche (quoiqu’un peu chiant)

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Je ne saurais dire si c’est la façon de le filmer : avec amour, respect et admiration (oh oui sa maman est fière de son fiston) ou si c’est juste son sosie français mais j’ai trouvé le double de Bradley Cooper !

Ce jeune Pierre Rochefort, nous ne le connaissions pas encore et je dois dire qu’il fait une entrée, si ce n’est fracassante, remarquée, dans le petit monde du cinéma français.

Pierre Rochefort est, dans le film de sa mère Nicole Garcia, un jeune homme qui cache un secret. Un jeune homme secret donc, sur le chemin de la réconciliation avec lui même et avec la société.

Il est insit’ remplaçant dans une petite ville du sud de la France et a parmi ses élèves ce jeune garçon dont la vie familiale semble plus ou moins chaotique (ses parents oublient de venir le chercher à l’école).

C’est alors qu’il le raccompagne chez lui un soir après l’école qu’il va rencontrer son père, puis sa mère : serveuse – tout aussi paumée que lui – dans un bar de plage.

C’est la rencontre de deux écorchés de la vie. Sujet mille fois abordé au cinéma. Si je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce film, je lui reconnais la qualité de ne jamais tomber dans le mélo comme c’est parfois le cas dans le cinéma français, il faut le dire. Le film est assez elliptique et ce sont justement ces ellipses qui forgent et cadrent le film.

Tout semble trop facile mais je veux croire à la rencontre de ces deux là. Le film aborde également la question du déterminisme social. Le personnage joué par Louise Bourgoin explique qu’elle est « tombée dedans » lorsqu’elle était gosse : elle a plus ou moins repris le flambeau de ses parents et semble ne s’être jamais posé la question de faire autre chose que travailler dans la restauration.

On apprendra plus tardivement dans le récit que le personnage joué par Pierre Rochefort est issu d’une famille de la très haute bourgeoisie française : famille qu’il a choisi de délaisser suite à un drame familial. Echapper à un destin tout tracé de haut fonctionnaire / grand patron, de père d’enfants bien peignés et de propriétaire terrien lui a semblé être la meilleure façon de réussir sa vie. Ou du moins de sauver sa vie. Cela dit, les choses ne sont pas aussi simples puisque cette cassure semble l’empêcher de vivre pleinement.

La rencontre de ces deux éclopés de la vie résonne donc comme étant une belle leçon d’espérance qui vient nous redire que les rencontres que l’on fait peuvent panser les plaies que nous n’avons jamais pu refermer jusque là.

Dans les faits, oui, il s’agit là d’un sujet cinématographique très parlant et très fort. C’est juste dommage que je n’y ai pas cru plus que ça. Il manque une dimension à ce « beau dimanche » à mon sens. Pas celle de la puissance de la famille en tout cas : elle très bien filmée.

2 thoughts on “Un beau dimanche (quoiqu’un peu chiant)

  1. Soraya

    Tout à fait d’accord avec toi, Barbara. Le film vaut avant tout pour la prestation du ténébreux Rochefort, absolument craquant et amoureusement filmé par sa mère. Mais il manque un petit quelque chose, une cohérence dans le scénario. Je t’embrasse. Soraya

  2. barbara

    merci Soraya pour ce com 🙂
    ténébreux en effet, c’est le mot !
    je t’embrasse également

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