AMHA (A Mon Humble Avis)

Le coup des trois coups

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Ca m’embêterait presque de vous dire à quel point je me suis ennuyée devant Blood Ties le dernier film de Guillaume Canet.

C’est bête mais Guillaume, on a comme l’impression que c’est un peu un cousin (éloigné ok) mais un cousin quand même, qu’on a donc envie d’encourager.

De surcroit, j’ai suivi de loin la réal de ce film ainsi que la promo (Guillaume est du genre assez bavard sur les réseaux sociaux) et je sais tout le travail effectué, la hargne et la passion données, le cœur mis à l’ouvrage.

Malheureusement j’ai trouvé que le résultat n’était pas à la hauteur. Si vous me suivez vous savez que je suis assez bon public, pas du genre à descendre un film ni à dire que je me suis ennuyée… Ce fut pourtant le cas ici. J’ai baillé quatre, cinq fois au moins. J’ai regardé ma montre puis mon téléphone… Je ne suis jamais parvenue à rentrer dans le film.

Dommage… Car avec un casting quatre étoiles tel que celui qu’il « s’est offert », un tournage à New York, un co-scénariste tel que James Gray… tout cela envoyait du lourd, envoyait des signaux prometteurs.

Même la BO, certes superbe comme dans tous les films de Guillaume, ne sert à aucun moment le film. Certains des acteurs sont caricaturaux au possible et presque ridicules. Clive Owen (le rôle principal) fait le job, sans plus… on n’y croit pas du tout en fait. Ni à son histoire d’amour, ni à cet amour / répulsion filial pourtant si fort dans le film / l’histoire d’origine.

Les histoires parallèles sont d’une lourdeur sans nom (Quid de Marion en Madame Claude des bas fonds New Yorkais… et de Matthias Schonaerts, ici brute épaisse qui excellait pourtant dans ses rôles précédents en parvenant à nous toucher par cette brutalité physique à laquelle se mêlait une douceur exquise : ce n’est point le cas ici).

Un point fort, un seul : la fin…

Oui, il m’aura fallu attendre deux heures pour réussir à entrer dans le film. Ce moment où le petit frère frappe les trois coups… ces coups salvateurs, ces coups d’amour, ces coups de fraternité.

Là j’avoue avoir été embarquée et ce, jusqu’à la fin… Ca n’aura duré que dix, quinze minutes tout au plus. Oui, je compte le générique de fin aussi car Guillaume nous passe du Lou Reed, justement disparu il y a quelques jours. Et ça, c’est bon pour les oreilles.

 

 

 

 

 

 

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