La vie est un éternel recommencement (dans lequel on finit par trouver sa place)

La vie est un éternel recommencement (dans lequel on finit par trouver sa place)

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Je n’ai pas eu la chance de voir l’éclipse de lune hier soir, qui a tranformé notre astre de la nuit en tache couleur sang… j’ai loupé cet épisode. Le ciel me fascine pourtant et tout ce qui s’y passe me plait et m’intrigue.

Vous vous demandez sans doute pourquoi je fais référence à cela. Je ne le sais même pas moi même ! je sais juste que je sors du cinéma et que je suis encore sous le charme embué d’un film qui m’a transporté… et qui fait que mille idées me passent par la tête : envie d’être amoureuse, envie de rencontrer des gens, envie de courir les musées, envie de voyager…envie de rire, envie de vivre.

Ce soir, j’ai vu Beginners. Un film US indépendant de Mike Mills avec Ewan Mac Gregor, Mélanie Laurent, Christopher Plummer un un chien dont j’ai oublié le vrai nom (son nom était pourtant au générique).

Beginners raconte l’histoire d’un jeune homme (38 ans), paumé après la mort de son père qui ne parvient pas à trouver sa place dans ce monde et qui se perd dans ses illustrations pas toujours comprises par les autres. Oui, Oliver (Ewan) est illustrateur. Une jeune femme fantasque et elle même paumée va arriver sur son chemin et vont se tisser des liens.

Mais l’amour et l’attachement font peur. Oliver qui a déjà souffert est effrayé par l’idée que cette relation puisse le faire souffrir un jour.

Il faut dire qu’Oliver a donné niveau complexité dans les relation. Il a grandit en voyant ses parents vivre l’un à coté de l’autre mais jamais l’un avec l’autre. Son père a vécu toute sa vie avec la mère de son fils mais se savait gay : à cette époque, dans l’amérique d’après guerre, on n’avouait pas son homosexualité et le mieux restait d’épouser une femme et de fonder une famille : ce qu’a fait le père d’Oliver (superbe Christopher Plummer) avant de faire son coming out après le décès de sa femme au début des années 2000.

De cette situation, naissent des scènes cocasses et subtiles. C’est justement cela le plus du film. Tout est suggéré sans jamais être lourd ou répété.

On sent, on devine les sentiments qui s’installent entre les personnages. Oivier se rapproche peu à peu d’Anna (Mélanie Laurent, juste, tendre et pas agaçante !! à croire qu’il n’y a que dans la vraie vie qu’elle agace !) et de son père de qui il n’a jamais été proche (émouvante scène lorsque son père s’excuse de n’avoir jamais été trop proche de lui et qu’Oliver répond qu’il ne se souvient pas de son père durant la période où il était enfant).

En d’autres termes, ce film est tout en délicatesse. On aime suivre les personnages dans leurs aventures. On aime avec eux, on dit au revoir à ceux qu’on aime avec eux, on passe des moments intenses avec eux…

Ce film est positif en ce sens où il nous dit que tout est possible. L’amour peut arriver au moment où on s’y attend le moins et ça c’est du positif de chez positif !!! et l’amour peut même frapper lorsque l’on est au plus bas, lorsque l’on a renoncé à beaucoup de choses.

Alors oui, dans la vie on est tous et toujours des débutants et il faut accepter de l’être. Comme le titre de ce film le suggère, la vie nous réserve des surprises qu’il faut savoir accepter avec un coeur d’enfant. On aime puis on aime plus, on rencontre une nouvelle personne et c’est un recommencement… la vie est pleine de surprises et de rebondissements qui font qu’au final, chaque jour est un recommencement.

Ca s’appelle juste « la vie » et c’est bien beau de la voir sous ce jour là.