AMHA (A Mon Humble Avis)

L’esprit de famille

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J’ai passé, hier, une nouvelle soirée ciné. Une soirée placée sous de bons auspices puisqu’elle me promettait de rencontrer Luc Besson à l’issue de la projection presse de son dernier film, j’ai nommé Malavita.

Déjà sur mon petit nuage grâce à la publication d’une de mes critiques dans le ELLE de cette semaine (je m’autorise d’ailleurs, ici, une (courte) auto promo, l’idée de reprendre le chemin des avant premières presse me réjouit fortement.

ma critique du film Gabrielle, qui a obtenu le Grand Prix Cinema ELLE 2013 (ex aequo avec Suzanne) publiée dans le ELLE de cette semaine

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Me voilà donc dans un lieu que je ne connaissais pas d’ailleurs, le (très select) Club Lincoln pour ce qui allait être une soirée cinématographique très riche.

Malavita est un film de genre : un film de mafia (peut-être avez-vous lu le livre duquel le film est tiré). Robert de Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones sont au casting et il est clair dès les premières images que Luc Besson s’est fait plaisir. On sent la joie partagée des acteurs et de toute l’équipe du film qui s’en donne à cœur joie. Car comprenez bien que Malavita n’est pas tant un film de mafia qu’un film sur la mafia. Il devient clair au bout de quelques minutes de film que la volonté de Luc Besson est de rendre un hommage fort à cette typologie de films (Les Affranchis de Scorcese au premier plan mais j’y ai également vu du Taxi Driver, du Parrain…)

Luc Besson s’amuse avec ses acteurs et nous avec. On rit, on grince un peu des dents lors des scènes de violence (qui sont tout de même coriaces) et on se réjouit de toutes ces références cinéphiles qui parcourent le film. Il est clair que Besson est plus que ravi à l’idée de diriger De Niro et ce plaisir se ressent. Plus encore que le plaisir de diriger De Niro, c’est le fait de le diriger (et tout le casting avec) en France et de le placer ainsi dans un contexte de choc culturel qui se révèle assez jouissif ! (L’histoire se passe en Basse Normandie et le film a été tourné sur place et en studio à la Cité du Cinéma, ndlr)

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C’est donc avant tout un film sur la famille, sur l’importance de la transmission et sur les relations filiales et surtout une grande déclaration d’amour au cinéma de Scorcese et, plus largement, au cinéma de Mafia. Malavita c’est aussi l’histoire d’un homme qui se retourne sur son passé et qui se demande s’il a fait les bons choix (le personnage joué par De Niro décidé d’écrire ses mémoires)

Nous avons donc retrouvé Luc Besson à l’issue de la projection. D’abord un peu « rentre dedans » et bourru (comme il semble pouvoir l’être parfois) c’est un Luc Besson détendu et vraiment dans la proximité qui s’est livré à un échange de plus d’une heure 15 avec nous. De blagues en anecdotes, en passant par des histoires de tournage et des explications techniques : ce fût une rencontre vraiment enrichissante. J’ai ainsi appris que Luc Besson avait risqué sa vie (au sens propre) lors du tournage du Grand Bleu, qu’une nouvelle version du steadicam (qui semble être révolutionnaire pour les réal) venait de sortir et qu’elle allait simplifier leur travail ou encore qu’il ne laisse guère trop de liberté à ses acteurs sur les tournages… Nous avons finalement surtout décortiqué le film Malavita, son tournage et le jeu des acteurs.

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J’ai au final, vu un homme simple et passionné par son métier qui n’a que deux envies : s’amuser et inviter « les autres » à partager cet amusement. Une vraie leçon.

Je partagerai prochainement avec vous la vidéo qui a été réalisée à l’occasion de cette rencontre.

 

 

 

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