J'irai où tu iras

J’irai où tu iras

Géraldine Nakache a cette manie de raconter la famille par le prisme de la violence verbale. Elle a l’engueulade facile. Dans ses films, on se dit « je t’aime » en s’envoyant vanne sur vanne et en aboyant au visage de l’autre.

Déjà, très peu pour moi.

Son nouveau film, le troisième déjà, est une plate extrapolation de ce qu’elle a déjà dit et montré. Elle nous embarque cette fois dans un ersatz de road trip durant lequel deux sœurs fâchées devront se retrouver, se redécouvrir, s’ouvrir pour enfin se réconforter dans la douleur et la peur de perdre un proche, leur papa.

C’est lourd, jamais bien écrit. Ça se veut touchant et ce n’est même pas larmoyant.

Aucune incarnation réelle pour un film sans saveur, sitôt vu, sitôt oublié.