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Cannes à Paris : quatrième !

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C’est sans aucun doute aujourd’hui que la sensation de vivre Cannes à Paris fût la plus forte. C’est en effet munie de mon pass Gaumont (oui je sais, je fais des infidélités à UGC mais c’est pour la bonne cause, celle de l’amour du cinéma) que je me suis dirigée vers le Gaumont Opéra pour assister à la projection de Grand Central (Sélection Un Certain Regard à Cannes).  Et quelle ne fût pas ma surprise lorsque je suis arrivée sur place ! On ne nous avait pas menti : c’était VRAIMENT Cannes à Paris ! Même tapis rouge, même file d’attente, même excitation, même amour pour le septième art dans les rangs, même petite musique qu’à Cannes. Un vrai bonheur !

Double bonheur même puisque Grand Central a la grande qualité d’avoir Tahar Rahim au générique : le Tahar que j’aime : doux mais puissant, tendre mais nerveux… Du bon Tahar. (ndlr : comme je l’expliquais dans un précédent post, j’ai dû passer à coté du film Le Passé, que je n’ai pas vraiment apprécié et dans lequel les acteurs ne m’ont nullement convaincus, Tahar compris)

Grand Central est un concentré de bon cinéma. Il dure trop peu de temps d’ailleurs ! Je me suis surprise à être déçue lorsque j’ai vu le générique de fin arriver, j’aurais aimé que le film ne s’arrête pas. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ça.

Le film est assez brut, à l’image du sujet qu’il aborde et à l’image de ces doses qui iradient chaque jour un peu plus les ouvriers de la centrale.

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Gary (Tahar) est un jeune homme que la vie n’a pas dû bichoner mais il apprend vite, est volontaire et sait ce qu’il veut. Lorsqu’il déniche ce job dans une centrale nucléaire, il ne sait pas qu’il va à la fois apprendre à vivre et à aimer mais aussi se détruire physiquement, à petit feu.

A l’heure où l’on parle de plus en plus de catastrophes naturelles, nucléaires et environnementales, Grand Central nous emmène dans le quotidien de ces hommes plongés dans le coeur des réacteurs de centrales nucléaires, au risque d’y laisser leur peau, pour un salaire loin d’être mirobolant.

Ces hommes m’ont aussitôt fait penser aux mineurs de fonds d’hier. Des hommes sacrifiés, rien de moins.

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Mais Grand Central c’est aussi une belle histoire d’amour. Le coup de foudre entre Gary et Karole (jolie, douce et piquante Léa Seydoux) est immédiat et puissant. D’abord uniquement physique, leur histoire va évoluer vers quelque chose de plus doux et de plus profond.

J’ai aimé la façon dont la réalisatrice (Rebecca Zlotowski) a filmé ces corps, ces visages, ces mouvements. La nature également joue un rôle primordial dans leur histoire puisqu’elle est le lieu de leurs recontres mais aussi parce qu’elle nous permet de reprendre notre souffle, aux côtés de Gary lorsqu’il ressort de la centrale qui le prive justement de toute respiration, de tout mouvement libre.

La centrale symbolise à la fois la descentre aux enfers d’un homme dont on sait qu’il y perdra sa santé mais sympbolise aussi la liberté gagnée de cet homme qui apprend un métier, se forme et gagne sa vie.

La nature, sympabolise quant à elle, la force de l’amour naissant entre Karole et Gary et l’on est à la fois heureux et dévastés d’être les témoins d’un amour qui les consumera tous les deux.

Le grand intérêt du film est de voir l’évolution de Gary qui gagne ses galons d’homme en même temps qu’il y perd sa santé.

L’amour qu’il vit avec Karole va le consumer tout autant que la centrale et la dose (dose de radioactivité « ingurgitée » quotidiennement qui est, bien évidemment, à surveiller de très près)

C’est beau, profond : j’ai aimé !

Deux extraits du film Grand Central :

  

 

 

 



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