Festivals de Cinéma

BFSC à Cannes : troisième // Episode 11

Posted by Barbara GOVAERTS

Le réveil ce matin fut difficile ! Mêlé d’excitation et d’un manque d’énergie certain. Mais l’on puise toujours plus loin. Car comment se défiler face à la multitude et surtout à la richesse de ce que l’on peut voir et vivre ici. La diversité des films que l’on voit au Festival est source d’un réel apprentissage, vecteur de toutes les formations que nous pourrions suivre pendant des mois entiers. Comme le dit si bien Xavier Dolan dans une interview que j’ai lue ce matin « j’ai des amis avec lesquels je parle et j’échange beaucoup mais je partage jamais autant ma passion pour le cinéma qu’à Cannes (ou dans les Festivals en général) » et je ne peux que comprendre ce qu’il ressent.

Il y a ici une énergie et une ferveur qui se partagent avec des gens qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam et c’est magique. En ce sens le Festival de Cannes est bel et bien cet écrin du cinéma mondial, sans faux semblant aucun. L’on « y vit, respire, pense cinéma » et le monde autour n’existe plus ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il ne faudrait pas que ça dure plus que 12 jours car on finirait tous quelque peu inadaptés !

Alors on voit quoi à Cannes ?

Mac Beth de Justin Kurzel, compétition officielle

  • Au programme ce matin, le dernier film en compét officielle Mac Beth, énième adaptation de la célèbre tragédie shakespearienne starring Michael Fassbender le ténébreux (le roi Mac Beth donc) et Marion Cottillard qui réalise ici le fantasme de toute actrice tant ce rôle est présenté comme étant le rôle le plus difficile à jouer de tout le répertoire (Lady Mac Beth donc).
  • Je dois vous dire avant toute chose que j’ai vécu ce matin aux aurores (séance de 8h30) une expérience transcendantale !
  • Assise confortablement dans mon bon siège moelleux du Grand Théâtre Lumière : je me suis assoupie. Oui ça arrive surtout en fin de festoche !
  • Et j’ai vécu le film dans mon sommeil ! Bon j’en rajoute un peu pour le mythe mais toujours est-il que j’entendais la voix suave du sexy Michael Fassbender (pas Marion bizarrement, mon subconscient l’a zappée la pauvre !) et ai imaginé le film dans mes songes. Drôle d’impression.
  • J’ai tout de même eu quelques moments éveillés qui m’ont permis de noter la puissance de la musique (des violons) et puis ces quelques moments de fulgurance assez impressionnants (inutile de vous préciser que le son dans le Grand Théâtre Lumière est divin)
  • Mais globalement la mise en scène est lourde, oppressante et ce n’est pas le cinéma que j’aime
  • Je retiens si ce n’est cette scène dans laquelle Fassbender sort de l’eau en caleçon (…) et puis cette lunière opaque d’abord grisâtre puis rouge à mesure que le film avance. Un tableau sanguinaire. Une oeuvre de rage et de folie.

 

 

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