AMHA (A Mon Humble Avis)

Assassin’s creed

Posted by Barbara GOVAERTS

Assassin’s creed est tout ce que j’attendais et plus encore.

Je ne suis pas joueuse. Oui, je le place de suite tant que je comprends qu’il y a 2 teams. Celle des joueurs (des puristes, qui en grande majorité n’aiment pas le film) et celle des novices (qui semblent aimer), comprenez : nous sommes moins exigeants (!)

Je ne saurais trop vous dire pourquoi mais j’attends ce film depuis que sa bande annonce a été dévoilée. Ces têtes d’affiches déjà, et puis cette atmosphère dense, suffocante, lourde et si troublante.

J’ai découvert le cinéma de Justin Kurzel (le réal d’Assassin’s creed) à Cannes en 2015 avec sa revisite du bien célèbre Mac Beth qui – si vous me lisez, vous vous souvenez – m’avait propulsé dans un demi sommeil rêveur, onirique, fantasmagorique et surtout quasi hallucinatoire. Étrange impression face à cette fresque sublime, presque vénéneuse.

J’ai depuis revu son Mac Beth et ai été troublée par cet univers.

C’est sur cette ambiance que je suis restée et c’est cette même ambiance que j’ai retrouvé dans l’adaptation sur grand écran du jeu Assassin’s creed.

Ces violon(celle)s rutilants, ces décors dantesques, ces acteurs perçants : Michael Fassbender et la frenchie Ariane Labed qui a l’occasion, ici, de mettre en scène ses talents de danseuse au travers de chorégraphies millimétrées et assez bluffantes.

Le film est fait d’effets parfaitement maîtrisés. La réal est soignée et donne lieu à une fresque grandiose qui m’a emportée.

Voilà pour la forme. Et c’est elle qui porte le film.

Le fond, quant à lui, est marqué par un aspect manichéen qui n’est pas pour déplaire mais qui fait parfois sourire (la pomme du jardin d’Eden : sérieusement ?!) Le propos n’est pas la clé du sujet à mon sens, encore moins la clé de la réussite du film qui vise à apporter une réflexion sur la violence. Sur les origines de la violence, sur le lien qui existe entre l’état du monde et la violence qui gît et sommeille en chacun de nous. Pas toujours subtile mais pertinent et puissant.

 

A propos du film :

Le long-métrage reprend le principe du jeu vidéo éponyme et se permet des libertés avec un scénario original. C’est via le projet Animus que le personnage principal incarné ici par Michael Fassbender replonge dans les souvenirs de son ancêtre mort durant l’Inquisition en Espagne grâce à une technologie basée sur la mémoire génétique. Le tout sur fond de complot initié par les Templiers.

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