A l'impossible nul n'est tenu...

A l’impossible nul n’est tenu…

Mis à part pour Tom Cruise bien évidemment aka Ethan Hunt qui met un point d’honneur à faire siennes les missions les plus improbables et ce, pour sauver l’humanité au péril de sa vie.

Oui perso, ce genre de point de départ bien pensant, bien glorieux, bien américain, j’avais décidé de le laisser de côté. Je m’étais donné pour mission de « boycotter » Tom Cruise (qui malgré son rôle dans Cocktail m’a toujours agacé, oui j’ai toujours été plus Cocktail que Top Gun !).

Je restais donc à distance de ce qui est désormais une saga comme tant d’autres sans m’y intéresser pour un sou.

Cette fois je ne sais pas si c’est la période estivale qui représente toujours pour un moi un temps de l’année où j’ai envie d’aller vers des choses inconnues ou bien si ce sont les quelques retours (professionnels et plus novices) positifs que j’ai entendus ça et là mais j’ai tout de suite été attirée par ce nouvel épisode.

Et quelle ne fut pas ma surprise hier soir ! Dès les premières secondes j’ai été emportée par ce thème musical déjà, par cet humour ensuite et, enfin, par cette réplique devenue culte « Votre mission si vous l’acceptez bla bla bla ». Le tout m’a semblé de but en blanc, gagnant.

C’était sans compter sur les péripéties très rythmées qui défilaient sur l’écran, sur cette musique emballante et sur cette alchimie qui crève l’écran.

Alors oui bien sûr, rien de nouveau sous le soleil. On nous sert les clichés habituels. On voyage de Londres à Paris en passant par La Havane, on se retrouve à l’opéra à Vienne (ô comme c’est original) et l’on croise des moutons au Maroc. Caricatural certes mais le tout fonctionne !

L’action est extrêmement bien filmée, le rythme et le scénario ne s’essoufflent jamais et les références sont peut-être lourdes mais de qualité. L’on se croit dans un Hitchcock à certains moments lors de la scène de l’Opéra par exemple et rien ne semble laissé au hasard.

Bien évidemment je n’ai pas laissé passer les allusions à l’un de mes films cultes Titanic (on ne rit pas svp) avec cette main contre la paroi et cette réplique « make it count ».

Gros bonus pour l’actrice qui gagne ici un beau rôle de femme, tout en contraste et très intéressant. Un rôle comme on aimerait les voir plus souvent au cinéma. J’ai d’ailleurs eu envie de la placer au rang des « Romy Schneider du 21ème » tant ses yeux et sa beauté froide lui apportent force et teneur. Loin des stéréotypes et très proche des héroïnes que l’on peut voir dans les grands classiques américains. Elle partage d’ailleurs un prénom : celui d’Ilsa avec Ingrid Bergman qui tenait le rôle féminin dans Casablanca. Belles références donc. Et gage de qualité.

C’est justement ce point qui me plait le plus et qui fit ma surprise. Je m’attendais à voir un film de pur divertissement un peu bas de gamme et très manichéen.

Certes j’ai vu du pur divertissement mais dans le bon sens du terme. Un condensé d’action, d’humour, de fantaisie qui forment un film très respectable tout à la fois vintage et hyper moderne. 

Je pense que c’est d’ailleurs dans ce paradoxe que le film trouve et puise sa force. Qui a dit qu’Hollywood ne produisait plus que des bouses cinématographiques ?