AMHA (A Mon Humble Avis), Festivals de Cinéma

Minotaure

Posted by Barbara GOVAERTS

Une image, implacable, de ce qu’est l’âme de la Russie d’aujourd’hui : l’ennemie existe, il est aux portes de notre maison, il faut l’éliminer. Et tous les moyens sont bons.

Zviaguintsev revient avec cette même fougue de cinéma pour illustrer la violence d’un pays qui entre en guerre, un pays sur le bord du précipice, à la lisière de la folie.

Il choisit de narrer cela par le prisme de l’histoire d’un couple qui se délite, qui ne s’aime plus vraiment, qui se quitte des yeux, qui ne parvient plus à communiquer. Et la réussite est grande et implacable.

Le cinéma est partout dans ce film que j’ai vu à deux reprises déjà, à Cannes en GTL puis à Cannes à Paris.

La tension permanente est palpable de nous entraine dans un engrenage ficelé avec la malice d’un homme pas plus méchant qu’un autre mais perdu dans une spirale de violence qui s’exprime en tous points.

Mention spéciale pour la scène finale, ce dernier plan de pure mise en scène qui vient dire le poids du soucis, du regret. Ces regrets qui hantent et viennent ternir voire salir l’âme humaine.

Brillant et nebuleux.

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