AMHA (A Mon Humble Avis)

Scream

Posted by Barbara GOVAERTS

25 ans ont passé depuis le tout premier opus, et voici donc que l’on nous propose… un « requel »

Ce n’est pas un prequel, ni un sequel. Ce pourrait être une sorte de reboot de Scream 1 – qui date de 1997.

En tout état de cause, en voilà une bonne occasion de retrouver nos héros malmenés parmi lesquels le trio gagnant Sidney Prescott, Gale Weathers et Inspecteur Dewey. Ils ont vieilli, et nous aussi, mais je dois dire que le plaisir est toujours là. Comme intact.

Depuis, Wes Craven est mort et la franchise aurait pu sombrer. C’est sans compter sur les trésors d’inventivité de ses successeurs.

L’emphase est trop importante car des trésors d’inventivité justement… il n’y en a aucun.

Le film – le 5ème de la série donc – joue sur les mêmes ressorts que les précédents films. Rien n’a bougé pas même d’un iota. Et c’est au final, de façon bien cocasse, ce qui vient faire la spécificité du film.

Je ne vous révèlerai bien évidemment rien de l’intrigue de cette « édition » mais vous dirai juste que l’excitation est à son comble alors même que l’intrigue du film se tisse autour d’un scénario déjà établi et déjà vu. A commencer par la désormais célèbre scène d’ouverture.

Le film vient alors jouer avec nos réflexes pavloviens et c’est tout une armada de sentiments qui s’entremêlent.

Une nouvelle génération a pris la place, a pris le pouvoir mais l’histoire de répète, sans cesse, à intervalle régulier… Et l’ancienne génération de mettre en garde, sagement, cette jeunesse tout feu tout flamme convaincue d’être intouchable. Une histoire de la vie en somme !

Et puis, ce côté Méta (décidément on est soi en manque d’inspiration, soit très enclin à l’inception à Hollywood ! cf récemment le côté méta vu dans Matrix) : le film dans le film, la réflexion sur le cinéma de genre à Hollywood, sur les fans, les références ouvertes à Jordan Peele (seul conducteur à bord désormais ?) et au Maître Hitchcock qui jadis ouvrit la voie avec son Psychose sublime et épatant.

Si certains jugent sévèrement ce côté « meta bêta », cet énième opus vient nous rappeler qu’il est parfois bon de se replonger dans les saveurs du passé mais qu’il est également important d’oser le changement. Au risque d’un sur place glaçant. Or on le sait tous, lorsque le danger survient, mieux vaut ne pas rester statique.

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