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Réflexion sur le métier de critique cinéma

Posted by admin

Non je n’ai pas disparu, non je n’ai pas fugué ni même abandonné ce blog… je suis juste en période de réflexion – de grande réflexion !

Pour vous dire la vérité, je suis en période de grosse flémingite aigue et en panne d’inspiration.

Vacances obligent, j’ai d’abord quelque peu laissé BFSC de coté pendant quelques jours puis ai connu le syndrome du #filmmauvaisquinetedonnepasdutoutenviededisserterdessus

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Car oui, des film j’en ai vus – ne croyez pas que je fais ma flémarde à 100% – mais nulle envie d’écrire n’en n’a découlé.

J’ai donc réalisé que seuls les films que j’appréciaient me donnaient envie d’écrire. j’ai donc eu une pensée pour les critiques et autres journalistes ciné et ai réalisé à quel point il devait être difficile d’écrire sur un sujet qui ne vous emballe pas. Comment ne pas se laisser aller à une critique facile, injuste et pas très représentative du film visualisé ?

Pour parler de mon propre exemple, parmi les films que j’ai vus, la plupart avaient de bonnes critiques – je pense notamment à 38 témoins de Lucas Belvaux – mais je me suis ennuyée, mais alors : ennuyée ferme !

Lenteur, jeu exacerbé de Yvan Attal (qui m’exaspère de films en films !)… là, par exemple je me laisse aller à une critique personnelle pas vraiment fondée, ou sinon sur ma simple opinion.

Car après tout, est-ce qu’il ne s’agirait pas uniquement d’une question de feeling ?

Certains films jugés bons ne nous touchent pas alors que d’autres jugés mauvais ou « basiques » traiteront d’un sujet qui nous parle et nous toucheront d’avantage… les mystères de l’art, les secrets de la toile !

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La vraie critique, la bonne critique devrait se faire sur la base d’un vrai recul pris par rapport à l’oeuvre. Je pense qu’une bonne critique se doit de juger le film dans son intégralité en donnant d’abord une approche cinéphile, à savoir :  restituer le film dans un genre pour ensuite replacer le film dans son contexte social et / ou politique (à savoir : quel(s) regard(s) le film porte t-il sur le monde / notre société ?) et enfin y apporter un caractère plus personnel (en quoi le film nous parle / touche t-il) ?

Avec cela, il devient possible de communiquer autour du cinéma qui apparait alors comme étant une plateforme d’échange et surtout un miroir de notre société. C’est d’ailleurs ce que je tente de développer au travers de BFSC qui se veut non pas un site à la « allociné » mais plutôt une « zone » d’échange et de partage sur laquelle nous faisons le lien entre les films qui sont à l’affiche et l’actualité. Le fait de montrer en quoi le cinéma a un ancrage dans notre société et dans notre monde me semble intéressant et la critique se doit, selon moi, de relayer cela.

Cela dit, ce n’est pas pour autant que tous les films traitent d’un sujet d’actualité. J’entends d’ailleurs par « sujet d’actualité » tout sujet susceptible de nous toucher et de nous faire réfléchir. Plus largement, le but est selon moi de montrer que le cinéma a bel et bien un ancrage dans notre société mais à plus petite échelle : dans nos vies. On attend d’un film qu’il résonne en nous, qu’il nous fasse réfléchir, qu’il nous donne envie d’en parler. C’est ça la force du cinéma.

Pour tout vous dire et pour revenir au début de cet article, je muris ce dernier depuis quelques jours en me disant que je ne peux pas vous laisser sans nouveauté ni sans lecture – je voulais finalement le rédiger hier mais journée de la procrastination oblige, j’ai repoussé au lendemain…

Aujourd’hui je n’ai pas trouvé d’excuse. Une nouvelle semaine débute pleine de bonne résolutions…

Allez, ce soir je vais au ciné, espérons que ce soit un film qui m’inspire sinon on est pas rendu !

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