AMHA (A Mon Humble Avis)

Paris et le cinéma

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Il existe des journées qui commencent comme toutes les autres mais qui ont ce petit goût d’inédit et qui savent se différencier. Cette journée fut de celles là.

Voilà quelques années que je vis à Paris, dix ans que cette capitale est le théatre de mes découvertes, de mes virées et de mes aventures.

En dix ans j’ai vu et revu Paris, j’ai même vu certains coins évoluer mais jamais je n’ai pu dire que je connaissais cette ville, tous ses recoins et tous ses secrets.

La raison est simple : Paris n’est pas une ville fixée ni même ancrée dans quoi que ce soit, Paris est en mouvement, Paris vit, Paris respire, Paris est une pépite regorgeant de tant de matières.

Grâce à un peu de temps libre, comprenez un jour off j’ai eu la chance de pouvoir aller à la recherche de ses trésors cachés.

Parmi ces trésors : un aller-retour pour Hollywood, une balade dans le Paris d’hier et d’aujourd’hui, une pause aux Abesses, un tête à tête avec 3 de mes acteurs fétiches et tout ça sous le soleil s’il vous plait.

Qui osera encore dire qu’il ne fait pas bon vivre dans la ville lumière après avoir lu ce post ?

Il est donc temps de vous dévoiler ce qui se cache derrière ce programme alléchant. Cette journée particulière a commencé par une file d’attente… et pour tout vous dire les files d’attente me replongent désormais sans cesse dans mon expérience Cannoise : souvenez-vous, cette attente synonyme de fatigue certes, mais surtout de découvertes plus folles les unes que les autres. Pour une personne aussi peu patiente que moi ces expériences furent plus que bénéfiques car difficiles mais tellement génératrices de moments exquis.

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Cette attente, de courte durée soit dit en passant, avait pour but de me plonger dans Le Paris d’Hollywood. Je m’explique : me faire pénétrer dans l’enceinte de l’Hotel de Ville afin de découvrir l’exposition Paris vu par Hollywood qui se tient actuellement.

Cette expo, réjouissante, m’a permis de voir ou revoir des extraits et des photos des plus grands films tournés à Paris ou du moins, dans l’ambiance de Paris. Car ce que l’on apprend, c’est qu’avant 1960 les films américains censés se passer à Paris étaient en fait tournés à Hollywood dans des décors en carton pâte. Point de réel, juste cette volonté de coller à la réalité, au risque de tomber parfois dans le cliché.

D’abord attirés par le muet et par des oeuvres telles que Notre Dame de Paris, c’est ensuite vers les films de capes et d’épées puis vers la Révolution Française que seront axés les scénarios des films hollywoodiens. La facette controversée de Marie-Antoinette ancrera fortement les esprits américains et marquera le début de « la femme à la française pour ne plus jamais se défaire du fantasme de la Parisienne. La Parisienne, cette femme à la fois classe, élégante et distinguée mais aussi espiègle et parfois frivole. De là, sera lié l’attrait tout particulier d’Hollywood pour le French Cancan.

Paris source d’inspiration pour le cinéma américain ? C’est en tout cas ce que vient nous rappeler cette exposition qui liste les films US ayant un lien avec Paris et nous emmène dans ce Paris d’Hier et d’Aujourd’hui, ce Paris à l’accent tellement américain.

D’Ernst Lubitch (Ninotchka) à Woody Allen (Midnight in Paris) en passant par Christopher Nolan (Inception) ou encore Michael Curtiz (Casablanca), Hollywood semble nous sussurer tel un Humphrey au top de sa forme « We’ll always have Paris »… Les amateurs reconnaitront !

Mon périple ne pouvait pas s’arréter là ! on se s’arrete pas en si bon chemin. Me voilà donc en partance pour la salle de cinéma la plus proche – l’UGC ciné cité Les Halles et OUI j’aime ce cinéma… certes il s’agit d’un multiplexe mais il est tellement dédié aux cinéphiles de tous styles. Avec sa sélection variée qui va du dernier blockbuster au film à petit budget, on a l’assurance de ne rien manquer de l’actu ciné et vous vous en doutez : j’aime ça !

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Là, j’ai retrouvé cette ambiance propre à mes années estudiantines… j’ai retrouvé les cinéphiles de l’après midi et ce fut un plaisir. Je suis allée voir Rengaine.

Et j’ai été soufflée. Je parlais de pépite pour qualifier Paris, je pèse mes mots lorsque j’utilise le même terme  pour parler de ce film. D’ailleurs, il s’agit d’un conte comme l’indique le réalisateur sur l’affiche.

Un conte moderne qui vient nous rappeler qu’il est de notre ressort à tous que de mesurer nos propos et réfléchir aux idées que l’on prend pour acquises et ancrées dans une réalité. Le monde est en mouvement, perpétuel, et c’est tout à fait sain… à nous de revoir en continu nos préjugés, toutes les choses que l’on pensait acquises et surtout toutes ces choses auxquelles nous n’avions jamais réfléchies mais que nous avions juste assimilées telles quelles…Les dérives sont parfois assez lourdes.

Je parle un peu dans le vide peut-être mais le curieux auront déjà sans doute cliqué sur le lien que j’ai inséré plus haut afin de lire le synopsis du film. Je concluerai donc, pour ne pas faire de ce post un roman de 400 pages, en disant que ce film est une profonde réussite qui nous emmène dans le quotidien d’un couple mixte confronté au poids des traditions. Mais bien plus largement, je dirais que ce film / conte vient nous parler à tous en nous rappelant que l’on doit à chaque instant chercher à s’ouvrir à l’autre. Oui la différence est une barrière, oui cette barrière est difficilement franchissable mais comme dirait l’autre, si cette barrière existe c’est pour être franchie !

Ouvrons-nous, comme Slimane (très très fort Slimane Dazi aka Brahim Latrache dans Un prophète), afin de respirer, afin de vivre tout simplement.

Ce film a été encensé lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et je comprends pourquoi. Un bijou !

 

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Pour boucler la boucle de cette belle journée, je décide de me rendre au Grand Palais afin de découvrir l’expo qui se tient jusqu’au 25 novembre prochain dévoilée dans le cadre de Paris photo : La Petite Veste Noire.

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Il s’agit de photo prises par Karl Largerfeld, on y retrouve des modèles bien sûr, mais aussi et surtout des acteurs et actrices.

J’entre dans la salle et qui vois-je ? Quel est le premier portrait à me tendre les bras (si j’ose dire ?) : Tahar Rahim. Si ça, ce n’est pas une journée faite pour moi, rien que pour moi alors je n’y comprends plus rien !

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Paris est définitivement la ville lumière, la ville de tous les possibles et elle emmène parfaitement le Cinéma dans son sillage.

Et pour ceux qui trouvent Paris trop calme, allez voir cette expo by night ! elle est ouverte jusque 2 heures du mat’.

A bon entendeur, je me couche, je bosse demain !

Ndlr : oui je sais, la qualité des photos ce n’est pas trop ça… mais au moins vous avez un aperçu de l’expo !

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