AMHA (A Mon Humble Avis)

Ma semaine cinéphile tendance

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Il y a définitivement des tendances cinématographiques. Cette semaine ciné fût riche de belles découvertes toutes unies par cette notion de mettre la Vie au coeur de nos priorités quotidiennes : comprenez, les films que j’ai vus crient ce besoin vigoureux de vivre pleinement, à tout âge et en toute circonstance.

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Les beaux jours, d’abord, qui remet au goût du jour (mais a t-elle seulement jamais été démodée) la grande Fanny Ardant : clairement un personnage dans le paysage cinématographique français. Fanny Ardant c’est une voix déjà, un physique élancé symbole de grâce et d’élégance et enfin, presque l’incarnation de LA Femme. C’est donc tout naturellement qu’elle joue ici le rôle de cette jeune dentiste retraitée, affectée par la douleur causée par la perte de sa meilleure amie qui ne sait que faire du temps qui lui est enfin donné.

J’ai lu dans un article que ce film ne pouvait parler qu’aux personnes d’âge mûr confrontées à cette période de la vie qu’est l’âge de la retraite… De deux choses l’une : soit j’ai un esprit de « vieille », soit je suis parvenue à percevoir toute l’essence de ce film, en extrapolant quelque peu l’histoire.

Car certes, cette femme, soixantenaire, qui retrouve la joie de vivre dans les bras d’un jeune homme trentenaire ne peut en rien me parler…  mais a complètement réussi à me prouver que la vie se vit à tout âge, à chaque moment de vie et qu’elle nous réserve de jolies surprises, de jolies rencontres qui permettent, à tout moment même aux plus difficiles tournants de notre existence, de se relever et de remettre sa vie en ordre. je vous parlais récemment de ce film que j’ai découvert dans le cadre du Champs Elysées Film Festival : Elle s’en va dans lequel Catherine Deneuve se faisait une échappée belle afin de reprendre goût à la vie, à sa vie : nous sommes ici dans le même contexte. Tendances ciné je vous dis !

Le jeu de mot est facile mais Fanny est ardante : de douceur, de délicatesse avec juste cette pointe de « bitchiness » qui lui donne tout son piquant. C’est un personnage.

Laurent Lafitte a enfin réussi à me convaincre (je n’étais pas fan jusque là). Il incarne à la perfection cet homme à l’aube de la quarantaine qui, sous ses airs de roc, est en fait une montagne de questions, une montagne d’incertitudes, un mec paumé.

 

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Le film suivant ne fût autre que Before Midnight avec Julie delpy et Ethan Hawke. Troisième opus de cette trilogie amoureuse qui unit Céline et Jesse. 18 ans ont passé depuis leur rencontre dans un train, ils ont désormais deux filles, s’aiment toujours mais s’engueulent. Je caricature alors que ce film est tout sauf une caricature. il s’agit d’une belle et grande réflexion sur le couple, sur l’amour, sur la vie. Le scénario a été écrit à 6 mains (le réal et les deux acteurs principaux cités plus haut) et l’on retrouve très clairement la pâte de Julie Delpy.

J’aime le cinéma de Julie, vraiment. J’aime ce cinéma à la Woody Allen où l’on parle beaucoup, où l’on s’engueule, où l’on se pose des milliers de questions sur le pourquoi du comment, où l’on refait le monde en réfléchissant au sens de la vie. Ce passage (visible dans la bande annonce) où tous les deux regardent le soleil se coucher est un symbole à lui seul et vient nous rappeler que la vie par nature met fin aux choses mais lui redonne vie, sans cesse sous d’autres formes. Ainsi, le couple évolue, se défait, se refait, renait de ses cendres, se transforme et au final, évolue et se forge.

Léger bémol, cette habitude d’en faire toujours un peu trop au niveau des références culturelles, politiques… C’est d’ailleurs également ce que je « reproche » (le mot est vraiment fort car comme je le disais, j’aime vraiment beaucoup son cinéma) aux films de Julie Delpy… de souvent vouloir « tout caser » dans le film. On se retrouve ainsi parfois avec des références un peu lourdes qui donnent l’impression d’étaler ses connaissances en récitant des poncifs. Ca manque, à quelques courts passages, de naturel mais le tout est tellement fort et sonne tellement vrai, qu’on s’y retrouve, qu’on s’y reconnait et qu’on veut y croire à ce couple qui s’aime tellement, qui s’est définitivement bien trouvé. Au bon endroit, au bon moment.

 

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Enfin, le troisième film de cette semaine ciné m’a emmenée dans l’univers du football. Les petits princes raconte l’histoire de JB, un jeune de 16 ans dont le seul rêve est d’intégrer un centre de formation de foot dans l’espoir de devenir pro. Seul problème : JB est né avec une malformation cardiaque qui l’empêche formellement de faire du sport. Seul gardien de ce secret, JB va falsifier son certificat médical et intégrer le centre tant espéré.
Si ce n’est pour parler de cette passion pour le sport et pour le foot, ce film est en fait avant tout, un appel à vivre au plus près de ses passions et de se donner à 100 % dans ce que l’on a décidé de faire de sa vie. « Etre prêt à tout sacrifier pour réussir » comme lui répète si souvent son coach. Seulement voilà, on parle ici de sacrifier sa propre vie. Ce film est ainsi une vraie réflexion sur la force de nos engagements, sur la force de nos passions.
Ainsi, JB va devoir faire le choix de vivre, à 100% au risque d’en mourir mais en vivant sa passion, ou alors, vivre de façon plus appropriée, en respectant le rythme de vie que sa maladie lui impose au risque de passer à côté de sa vie, au sens propre comme au sens figuré. ll apparait ainsi que seules comptent les palpitations du coeur : plus elles sont fortes, plus il semble que nous vivions pleinement.
 
Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire qu’une fois de plus le cinéma nous parle et exprime la réalité de la vie. Tous les films dont je viens de vous parler semblent même nous susurrer à l’oreille : « osons sortir des sentiers battus, aimons qui l’on veut aimer peu importe l’âge, ce que les autres en penseront, engueulons nous : c’est très sain, courrons vite, allons au bout de ce qui nous anime… car c’est cela la Vie.
 

 

 

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