La belle époque

La belle époque

Oh la plaie !

Déjà la colométrie sépia, vintage de l’affiche m’agaçait. Et bien je vous le dis : l’affiche est très réussie. Elle est à l’image du film. Une parfaite incarnation.

Vieillot, déjà vu, peu sensible et surtout trop peu sincère. Cette belle époque m’a semblé moche et horripilante en tous points.

Dire et montrer l’amour naissant… il n’y a rien de plus beau. Pourquoi alors enrober tout cela dans une intrigue trop fabriquée qui ôte tout naturel et tout sentiment.

Alors que le film se veut sentimental il se refuse justement à chaque séquence « d’entrer dans le dur » et le tout tombe systématiquement à plat : aussi bien les vannes (bien trop écrites et sans doute mal interprétées) que les relents d’amour que le réal souhaite porter à l’écran.

Rien n’imprime. Et au final on n’est touché ni par le couple du réalisateur (Canet, peu inspiré) et Doria Tillier (insipide), ni par celui de cet homme meurtri (Auteuil, que je n’arrive définitivement pas à apprécier) qui veut à tout prix revivre la rencontre avec sa femme (Ardant) par le prisme de ce retour vers le passé.

Rien n’imprime. Pas tout à fait.

Car Fanny Ardant est là et tout à coup il nous revient à l’esprit le charisme qui est le sein, la sensualité qu’elle dégage, le charme incandescent qui émane de sa personne et le magestisme dont elle fait preuve. Elle est parfaite dans le rôle et prend la hauteur nécessaire pour donner un réel éclat à ce film qui veut dire la capacité du cinéma de remontrer le temps.

Une bien jolie entreprise trop peu inspirée. Reste les yeux de Fanny Ardant. Il s’en passe des choses dans ces yeux là. Il est là le vrai voyage du film.