AMHA (A Mon Humble Avis)

Babysitter

Posted by Barbara GOVAERTS

Je suis entrée dans ce film avec un enthousiasme certain, celui déjà de retourner au cinéma après plus de 3 semaines de désertion.

J’en suis sortie tout aussi vite. Mon enthousiasme ne fut pas suffisant, et la scène d’ouverture, déjà, est venue me chatouiller, et pas comme j’aurais aimé.

J‘ai senti l’exercice de style à plein nez. Ce 35 millimètre qui se veut vintage et ces plans parfaitement cadrés et peaufinés (ça, on ne peut lui reprocher mais ça ne fait pas un « bon film ») avaient déjà fini de m’agacer au bout de 12 minutes. Il me restait 1 heure et 10 minutes à tenir.

Tout est à l’avenant. Si le film est visuellement réussi – d’accord mais une fois encore, ce n’est pas une fin en soi – il m’est apparu comme étant pourvoyeur d’un agacement très fort. Cette manie qu’ont tous les personnages de s’agiter à la fois verbalement et gestuellement me fut très pénible.

Tout : du propos du film, à la façon dont les acteurs s’accaparent leur rôle, à la mise en scène qui en fait des caisses me dit le film non pas joyeux (ce qu’il voudrait être) et vitaminé mais le conte raté de trop de loufoquerie.

Les références à des grands films (oui on les voit tes références à Lolita…) ne sont que de trop faibles atours pour tenter de nous happer dans ce symbolisme lourdingue qui ne trouve jamais son style. Cet ovni (car il faut tout de même tenter de cataloguer ce film) est un pur produit de notre actualité sociale et cette façon frontale de traiter la question du féminisme et des relations hommes femmes à l’heure post Me too est bien trop caricaturale pour me plaire.

Afficher de la sorte une revendication ne rend pas le message plus clair, bien au contraire, j’en ressors avec avec la sensation désagréable d’avoir vu une femme gigoter et hurler aux loups sans pour autant marquer et imposer sa marque, sa voix, ses idées, ses douleurs, ses choix…

De l’art de faire dans le contre productif.