AMHA (A Mon Humble Avis), Festivals de Cinéma

Annette

Posted by Barbara GOVAERTS

La voix d’Adam Driver déjà… si suave et remarquable. Oui mais alors uniquement lorsqu’il parle car en tant que chanteur, il a encore un peu de boulot.

Et tout est à l’avenant.

Marion Cotillard : oui mais doucement car dès qu’elle part trop dans le drame alors la caricature n’est pas loin.

Annette, le très attendu nouvel opus de Leos Carax qui ouvrait la 74ème édition de Cannes – celle de cette nouvelle décennie après une mise à l’arrêt due au Covid qui nous a privé de cinéma pendant bien trop longtemps – est un fail.

Ni vraiment prenant, ni totalement agaçant… le film laisse plutôt pantois.

Cette comédie musicale dans laquelle tous (oui TOUS) les dialogues sont chantés, ne laisse pas vraiment de trace. J’entendais le réalisateur dire sur France Inter qu’il avait construit son film autour du travail du groupe qui signe la musique, les Sparks, c’est dommage je dirais car je suis sortie du film (trop long, qui mériterait d’être resserré) sans avoir en tête une seule des chansons du film, ni même un seul air. Si ce n’est peut-être tout de même la scène d’ouverture – prenante et enjouée il faut le dire.

Ensuite c’est la douche froide. C’est long, c’est parfois moche, c’est pas très profond…

Ca se veut « me too » et féministe mais le sujet n’est pas vraiment bien traité.

Reste cette toute jeune Annette qui se révèle peu à peu et à qui les deux acteurs principaux laissent la place. Et quelle place ! Elle crève l’écran de sa douceur et du message d’amour qu’elle déclame. Le cri du coeur d’une petite fille brisée mais résiliente. Un hymne à la vie… qui arrive bien trop tard pour sauver ce film à la dérive.

Trop peu pour se lever pour Annette.