A most violent year... et pourtant bien tiède

A most violent year… et pourtant bien tiède

Oui le sujet, les acteurs, l’ambiance même de la bande annonce me semblaient être annonciateurs d’une bonne oeuvre « gangster style ». Et moi j’aime les œuvres « gangster style » !

Sans aller jusqu’à dire que le film est nul et raté – ce n’est pas le cas – j’ai trouvé qu’il ne répondait pas à mes attentes. Si le duo phare d’acteurs staring Oscar Isaac et Jessica Chastain sont très charismatiques (et portent le film à eux seuls), le film justement manque de rythme et de vigueur. Que je l’ai trouvée tiède cette affaire !

Voilà un exemple de film qui aurait pu (dû ?) s’arrêter à la simple bande annonce, bien plus rythmée et envoûtante que le film dans son intégralité.

Point non négligeable : la bande originale du film franchement réussie qui nous entraîne dans le New York du début des 80’s.

Ensuite, c’est en effet une histoire d’ambition. Point d’ancrage de tous les films de ce genre. Si Oscar Isaac donne corps à cet homme – mari et père de famille – dont l’unique but est de gravir les échelons de la société et ce, de la façon la plus honnête possible, sa femme elle, ne s’encombre pas d’états d’âme et à eux deux, ils donnent vie à ce genre de couple successful mais terriblement fragile car toujours dans le viseur des autorités. Si ce n’est cliché, classique dira t-on.

Le réal (à qui l’on doit Margin Call, cet opus réussi et marquant sur le monde de la finance) joue sur la question du souffle. Ce souffle indispensable pour tenir sur le long terme. Ce souffle qui nous permet tout à la fois de résister, de reprendre des forces ou de se calmer.

Ce souffle justement que j’ai laissé filer aux 3/4 du film tant ce dernier me paraissait durer une éternité.

A most violent year sera sur nos écrans le 31 décembre prochain.