Dans trois heures, Nina, sociétaire de la Comédie-Française, présentera sa toute première mise en scène.
Pour l’heure, c’est la répétition générale. Et tout ce qui peut mal tourner va évidemment mal tourner.
Une comédienne retenue sur le tournage d’une série pour raisons financières, des décors qui révèlent de mauvaises surprises, des histoires personnelles qui s’invitent dans les coulisses… La pression monte.
Et les réalisateurs mènent cette montée en puissance avec beaucoup de brio, jusqu’à un véritable point d’orgue.
Car à la Comédie-Française, le spectacle doit continuer. Toujours. Guerre, occupation, deuils : rien n’a jamais empêché une représentation d’avoir lieu.
Le film joue alors avec cette contrainte et nous embarque dans un tourbillon de situations loufoques, cocasses et parfois périlleuses.
Mais ce que je retiens surtout, c’est la qualité du texte et le plaisir évident des comédiens à le faire vivre. Tous issus de la Comédie-Française, ils jouent sur deux tableaux qu’ils connaissent intimement : celui de la fiction et celui de leur propre métier.
Une mise en abyme délicieuse.
