The shape of water

The shape of water

Ce film, le tout nouveau GDT (comprenez Guillermo Del Toro) nous donne l’assurance de pénétrer dans un univers de conte, dans les réalités d’un monde un peu parallèle.

C’est déjà la beauté de l’image et la façon douce et tellement humaine de conter cette histoire d’amour la plus pure qu’il soit qui m’a happée. Celle qui unira pour toujours une jeune femme muette et un être venu d’ailleurs mi poisson mi homme.

L’histoire ne réinvente pas le genre. Soit une femme qui se sent en marge d’une société qui va trop vite et dans laquelle elle ne se retrouve pas et vit tel un automate parfaitement réglé, et une bête humaine retenue dans le laboratoire au sein duquel la jeune femme travaille.

Le point de départ du film n’est autre que la rencontre fortuite entre ces deux êtres attirés déjà par leur solitude respective.

La suite est assez merveilleuse et GDT nous sert un scénario classique mais imbibé d’une telle pureté d’âme qu’il serait difficile de ne pas se sentir emporté. La beauté de cette union, les réflexions qui y ont trait et viennent redire la difficulté de s’aimer lorsqu’on n’appartient pas à la même – si j’osais j’utiliserais le mot « caste ». Car oui, au travers de cette jolie fable, le réal nous dit cela : l’impossibilité dans ce monde d’aller au delà des frontières qui sont les notres et qui troublent si ce n’est, anéantissent des unions pourtant sacrées.

C’est beau et doux à en pleurer. Et assez fort pour se laisser guider vers l’au delà.