The dead don't die

The dead don’t die

Les films de zombies, très peu pour moi.

J’ai bien vu l’enthousiasme qui fut celui des fans de la première heure lors de l’annonce de la sortie du tout nouveau Jarmusch, de surcroît présenté en ouverture de la 72ème édition du Festival de Cannes. J’en étais loin.

C’est peut-être le casting 5 étoiles du film (voyez plutôt ci-dessus) qui m’a décidée à partir à sa découverte.

Et de ce que je peux lire depuis hier soir, je suis peut-être la plus enthousiaste.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il s’agit en fait d’une comédie ! Je n’ai pas boudé mon plaisir et ai ri. Beaucoup ri.

Certes le propos n’est pas subtil : nous courons tous à notre perte et sommes esclaves de nos habitudes consuméristes. Le film est une longue métaphore filée de notre bêtise humaine qui nous tire vers le bas, nous mène à la déchéance.

Mais le tout est jubilatoire ! Les acteurs s’en donnent à coeur joie. Je crois même que Bill Murray avait envie de se marrer (oui oui) à chaque prise. La synergie entre lui et Adam Driver est réelle et palpable. Tilda Swinton excelle dans le rôle de la tenancière excentrique des pompes funèbres locales.

C’est pop et loufoque mais surtout parfaitement calibré. De la BO à chacun des plans en passant bien sûr par ce scénario bien ficelé, Jim Jarmusch, prouve une fois encore son amour du 7e art. Même s’il s’agit peut-être d’une oeuvre assez mineure dans sa filmographie, il dit aussi un certain engagement écolo-politico-social qui sonne vrai et qui arrive à point nommé.

Bien plus réjouissant que Paterson devant lequel j’avais… dormi !

(Iggy) Pop et apocalyptique mais surtout très cinématographique.