Ma

Ma

Que faire pour dire les douleurs profondes, les traumas, de l’adolescence ?

Un bon petit thriller liant épouvante et horreur.

Ça, c’est pour la forme mais au fond, si le tout est réjouissant (si si !), il n’est ni vraiment sanguinolent, encore moins terrifiant. Tout au plus gore dans une scène qui a la classe de ne pas s’éterniser.

Ma a la quarantaine, elle élève seule sa fille dans une petite ville des Etats Unis. Cette ville qu’elle n’a jamais quittée.

Traumatisée par des années d’invisibilité auprès de camarades de lycée qu’elle admirait et qui ont profité de sa vulnérabilité / timidité, elle décide de se venger en prenant sous son aile les enfants de ces derniers.

Le film ne perd pas de temps dans le développement du propos et gagne à maintenir un rythme bien cadencé.

Ma ne réinvente à aucun moment les codes du genre mais j’ai trouvé que le tout fonctionnait parfaitement. La tension est là, elle engendre quelques sursauts bienvenus pour laisser libre court, en filigrane, à une vengeance pas si masquée que ça.

Le final est tel qu’on l’attend avec une volonté de dire la déroute d’une jeune femme meurtrie dans ses plus jeunes années. Sans jamais tenter d’expliquer son sujet avec grandiloquence. Ce n’est pas le propos.

Le film se prend ainsi, toujours, pour ce qu’il est : un teenage movie réjouissant car bien rythmé.

Sans éclat mais sans fausse note.