La grandeur du Wakanda

La grandeur du Wakanda

Là, je ne peux pas vous mentir. J’avais fait une croix sur le fait de voir Black Panther.

Parceque Marvel, parceque lassée de ces films de super héros qui se ressemblent et s’assemblent…

C’était sans compter sur les relances insistantes d’une amie et surtout sur son enthousiasme à me parler de ce film à l’entendre « à part dans cet univers de super héros méga testostéronnés » et disons le, souvent insipides à mon goût.

Et nous sommes bien d’accord. J’aurais alors manqué un très bon cru Marvel parsemé de culture, de messages sociaux et sociétaux toujours bienvenus et de touches d’humour, de sagesse et de beauté à chaque instant maîtrisées, et d’une bande son géniale.

Alors oui cet opus est créé sur le même moule que tous les opus de l’écurie Marvel en ce sens où il est toujours question d’opposer les Hommes, les peuples, les idées les uns aux autres alors qu’on gagnerait tant à rassembler et à véhiculer l’image d’un monde enfin uni et respectueux des univers des uns et des autres.

Mais il donne à voir en revanche, des personnages féminins tellement puissants, des héros noirs respectés, eux aussi puissants et sur lesquels le monde doit compter pour avancer, qu’il en devient de fait une des meilleures illustrations de l’ouverture d’Hollywood sur le monde (il serait tant) tel qu’il est aujourd’hui. Parsemé de talents émanant des 5 continents.

Enfin, l’on sort du cliché de la seule suprématie de l’homme (et là je parle bien du sexe masculin et non de l’Homme avec un grand H qui regroupe alors l’humanité toute entière) blanc seul être alors possiblement capable de succès.

En ce sens Black Panther va au delà du simple film de super héros tout droit créé par l’industrie Marvel pour devenir ce qui semble être le premier film profondément féministe et humaniste made in Hollywood, capable, de surcroit de prendre la hauteur nécessaire pour se moquer gentillement de la bassesse d’esprit souvent injectée dans bon nombre d’œuvres made in Hollywood.

On admire la prouesse !