CREED II

CREED II

Un opus crépusculaire, voilà ce à quoi resssemble CREED 2.

S’il marche dans les pas de la très célèbre saga des Rocky (que je ne connais absolument pas), ce sequel est plus emprunt d’une certaine nostalgie (d’où ce sentiment d’une atmosphère crépusculaire) et rebat les cartes de la masculinité, de la virilité même.

Les scènes de match sont au coeur et sont sans aucun doute la raison du film, son essence aussi mais c’est sur une corde plus sensible et délicate que le réal place son curseur.

Celle qui vise à montrer l’homme dans tout son contraste. Aussi fort qu’il puisse être, mais en même temps, aussi fragile.

D’où ces scènes d’opposition durant lesquelles on suit le nouveau héros (Michael B Jordan) au maximum de sa musculature mais à son plus bas niveau de confiance face à un adversaire plus fort, plus dur, plus combatif encore.

Au maximum de sa musculature mais à son plus bas de niveau de confiance face à un enfant tout juste arrivé dans sa vie.

C’est justement l’innocence de sa fille, le bouleversement procuré par la naissance d’une telle pureté qui le poussera dans ses retranchements et lui donnera la possibilité d’une revanche, pour enfin trouver qui il est et non plus se perdre dans les pas d’autres qui ne sont plus là.

Oui c’est bien américain et manichéen mais universel en même temps.

Un regard posé sur des filiations qui se font, se perdent, se retrouvent.

Les liens créés par le sang et par la vie.

La première heure est chiante comme la mort. Longue. Mal jouée. Pénible. Et puis la caméra se débloque et c’est alors quelque chose de l’ordre de l’humain qui se joue.

Rien de très nouveau mais une vérité qui là, tout à coup, m’a parlée.