90's

90’s

C’est avant tout la netteté avec laquelle est traité le sujet de l’adolescence qui me reste en tête. Et la vérité qui inonde l’écran.

Quelle belle surprise que ce premier film écrit et réalisé par Jonah Hill, le roi de la comédie potache US (que j’ai véritablement découvert en trader dans Le loup de Wall Street) !

S’il vise, semble t-il, à refléter un pan de son adolescence, il m’a semblé universel en bien des points.

Je n’ai pas grandi en Californie, je ne suis pas skateuse, je n’ai jamais été embêtée par un grand frère violent mais me suis totalement retrouvée dans l’univers de ce film qui dit, avec une grande vérité, le fourmillement interne qui advient à l’adolescence. Cet âge d’entre deux.

Cet âge durant lequel seul compte le groupe et durant lequel, pourtant, on se sent si seul et incompris, pieds et poings liés avec toutes sortes d’envies d’une force vivace chevillées au corps.

90’s, sous ces airs de bluette adolescente bercée par la lumière du soleil californien dit tout cela et plus encore. C’est un film testament d’une grande envergure qui redonne vie à une période de vie révolue.

J’ai été éblouie par le jeu de ce jeune acteur / skateur et de cette troupe liée par la passion de la planche « That’s why we ride a piece of wood. For what that does to somebody’s spirit » et c’est là toute la beauté du geste qui est révélée. La recherche de liberté.

La bande son, le cadre et la direction d’acteur sont parfaitement maîtrisées et ce 90’s entre directement dans mon top 2019. Et Jonah Hill dans mon cœur. Et vice versa.