AMHA (A Mon Humble Avis), Festivals de Cinéma

Romeria

Posted by Barbara GOVAERTS

Je garde de ce film vu à Cannes en mai dernier, le souvenir d’un sentiment d’appartenance grandissant. D’abord étrangère à sa quête, je me suis sentie partie prenante du parcours de vie de Marina, cette jeune femme en recherche. De l’histoire de ses parents, dont elle ignore tout, pour se faire sa propre histoire.

C’est pur dans le propos et le procédé, d’autant plus sachant le fond du sujet. Ces malades du sida que l’on cachait. J’aime que cette nouvelle génération qui arrive – et dont les parents sont les premiers à être partis des suites de cette maladie alors qu’on en ignorait encore tout – cherche à remettre l’église au milieu du village, et rende un fier hommage à cette génération sacrifiée.

Un beau travail de mémoire d’utilité publique… et clairement, dans ce cas précis, cinématographique.

L’actrice apporte grâce et force. Il faut la voir d’abord intimidée puis prendre cette place qui est la sienne et se réclamer de ses parents inconnus dont on a tu la réalité.

D’une très grande pureté.

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