Comme j’ai aimé me retrouver au coeur de cette colo full love !
Mon émotion fut réelle et grande face à un tel naturel, une telle vitalité d’esprit. La caméra capte toute la richesse de chacun de ces jeunes (enfants et moniteurs) que la société, ne tournons pas autour du pot, a bien vite fait de mettre dans une case. Pas la case la plus prometteuse.
Or le film dit et prouve par le menu que nous sommes bien plus (faudra t-il encore le répéter ?) que ce que nous représentons.
Halte justement aux représentations !
Nous sommes un tout, une multitude, un multiplicité de traits de caractères et tous, oui tous, propices à l’apprentissage, à l’ouverture. C’est là ce qui nous rend humain.
Par essence, étant uniques, l’autre est forcément différent de nous… S’ouvrir à lui / elle n’est qu’un gage d’apprentissage, de richesse. Tous ensemble, on est fort et riche de toutes nos singularités qui viennent se multiplier.
Bien sûr on s’étonne mutuellement, on se choque parfois… Mais la rencontre est forcément gage d’apprentissage.
Tout dans ce film est à fleur de peau mais également posé et réfléchit. La prise de recul et le regard posé sont à parfaite distance.
Définitivement j’aime ce tandem de réalisatrices Lise Akoka et Romane Gueret dont j’ai découvert le travail avec la série Tu préfères puis avec le long métrage Les pires. J’aime leur DA : filmer l’enfance et l’adolescence, et rendre justice à cet âge d’entre deux.
Elles donnent ici à cette période de la vie, à cet âge de tous les possibles qui semble avoir déjà enfermé et condamné certains (ce fameux déterminisme social…), son naturel désarmant.
C’est dignement et intelligemment filmé.
Ce film est emprunt d’une grande tendresse. Et on en a bien besoin.
