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Le cinéma Alice Guy ouvre ses portes à Bobigny

Posted by Barbara GOVAERTS

Entre 4 et 7 euros le billet, 6 nouveaux écrans : le cinéma Alice Guy a ouvert ses portes à Bobigny.

Le cinéma public Alice Guy est classé « art et essai », il est parrainé par l’acteur Jean-Pascal Zadi.

Quelle meilleure nouvelle que l’ouverture d’un cinéma dans une ville qui en était dépourvue (depuis 2019) !

Idéalement situé (juste à la sortie du terminus de la ligne 5), ce cinéma est un véritable havre de pétillance et pourra accueillir 841 spectateurs.

J’ai de suite senti les bonnes vibes de ce nouvel espace en y entrant hier, mercredi 11 mars, jour de son inauguration ! Sans doute les vibes d’Alice Guy, « première dame du ciné, pionnière du game » qui a donné son nom à ce nouveau cinéma, et celles d’une équipe motivée et heureuse de ce projet mené.

Si les célébrations avaient débuté dès le début de l’après midi, c’est à 19h30 que je suis arrivée pour assister à la projection en avant-première du film C’est quoi l’amour. Belle avant-première s’il en est, puisque le film vient d’obtenir le grand prix au festival de l’Alpe d’Huez et sortira en salle en mai. (j’y reviendrai dans un prochain article)

Mais restons sur l’inauguration du cinéma Alice Guy. Un clip nous a été projeté avant la diffusion du film. Il est réalisé par une jeune vidéaste et réalisatrice originaire de Bobigny, Aïssatou Bathily.

Au travers de son film, elle explore le lien entre image et territoire. Une très belle signature visuelle qui me fait dire à quel point ce cinéma était attendu par le beau peuple multicuturel de « boboch ».

Je salue les décisions de politique publique telle que celle-ci qui, actent l’ouverture d’un nouveau cinéma comme ici à Bobigny. Elles sont le reflet d’une véritable prise en considération du besoin de culture et d’émerveillement des plus jeunes comme des anciens.

Que ces salles puissent permettre le regroupement de balbyniens et de leurs voisins proches ou plus lointains, et je souhaite que leur regard fixé dans une même direction vers l’écran leur apporte une meilleure compréhension de l’humain et du monde. C’est cela le cinéma.

Vive la salle de cinéma !

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Si vous vous questionnez sur le nom donné à ce cinéma, voici quelques informations :

Première femme cinéaste de l’histoire, contemporaine des frères Lumière et de Georges Méliès, Alice Guy tourne ou supervise près de 600 films entre 1896 et 1920, dont il nous reste environ 150 titres.

Longtemps négligée par l’histoire du cinéma, sa carrière est aujourd’hui mieux connue : Alice Guy débute en tant que secrétaire de Léon Gaumont avant de s’essayer quelques années plus tard à la mise en scène et de prendre la direction du premier théâtre de prises de vues des studios Gaumont en 1902.

Elle s’installe aux États-Unis avec son mari Herbert Blaché en 1907, où elle fonde son propre studio, Solax, dont les productions rencontrent de grands succès auprès du public américain.

Alice Guy rentre en France en 1922, usée par la fermeture de Solax, huit ans de réalisations pour d’autres compagnies, et un divorce.

À son retour, il n’y a plus de travail pour elle dans les studios français. Alice Guy se tourne vers l’écriture et se consacre, à partir des années 1930, à une nouvelle quête : retrouver ses films et inscrire son œuvre dans l’histoire du cinéma. La richesse de sa filmographie, qui s’étend sur près de trente ans, nous apprend beaucoup sur la naissance du cinéma et la société du début du XXe siècle.

source Cinémathèque française

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