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Le cinéma La Clef a rouvert ses portes au public. De façon définitive.
Cette nouvelle signifie beaucoup.
C’est le résultat d’une lutte acharnée de 6 années menée par un collectif dont j’admire le combat et la pugnacité. Ils n’ont rien lâché, jamais.
La réouverture définitive (ça signifie que quoi qu’il, La Clef est et restera toujours un cinéma) est une décision énorme à l’heure où ces lieux sont convoités par moult entités ayant des visées bien plus rentables et capitalistes.
Ici, a été fait le choix du cinéma, de cet art qui vise à rassembler, à créer l’échange, le débat parfois. Qui vise à forger les esprits, à les ouvrir.
Hier soir, dans cette file d’attente interminable 🤗 (ambiance festival !), au son de cette fanfare 🎺🎷🥁 et où régnait une dose extrême de joie et d’excitation, et lorsque je me suis assise dans un des sièges de la salle 2 face à l’écran, je me suis dit que rien ne valait plus que le fait de se battre pour faire vivre la culture, le vivre ensemble et la bonne humeur.
Plus que jamais, La clef a un rôle d’intérêt public.
Je vous en parle également ici
La Clef reste donc un ce lieu particulier qui veut permettre à tous de vivre le cinéma. Après une adhésion annuelle (5 € à 15 €), la billetterie est à prix libre.
Désormais La Clef sera ouverte du mercredi au dimanche à raison de neuf séances par semaine.

Le film projeté lors de cette grande soirée de réouverture définitive était Talking about trees, un film soudanais.
Une pépite, 100% adaptée à cette soirée spéciale.
Talking about trees raconte l’histoire de quatre amis qui oeuvrent pour relancer le cinéma de leur ville laissé à l’abandon depuis de nombreuses années du fait de décisions politique peu portées sur les aspects culturels.
Ce film dit et montre la passion pour le cinéma, cet art de la mise en scène, cet art qui permet tout à la fois de s’exprimer, de partager, de s’émanciper… selon l’approche que l’on a de cet art divers et multiple.
Une grande émotion m’a étreinte à voir la détermination toujours pacifiste et délicate mais bien menée et puissante de ces hommes, à faire renaitre de ses cendres ce cinéma délabré : le cinéma « La révolution ».
Pour réunir, faire naitre des rires, des émotions sur le visage des ces enfants (Charlie Chaplin / Charlot marche à chaque fois !) et des plus grands tout autour.
C’est sublime, empli de passion, de douceur et de détermination.
Pour que jamais nous ne nous résignions.
Et si le résultat escompté n’arrive pas tout de suite, il faut alors reconnaitre la richesse que nous apportent nos engagements.
Ici, bien au delà de la réouverture du cinéma, leur victoire et leur révolution sont déjà bien grande.
