Toujours plus haut, toujours plus fort

Toujours plus haut, toujours plus fort

8848 mètres. Le toit du monde. Pas d’endroit plus haut que celui là. La température descend jusque moins 40 et l’oxygène se fait rare. Nous sommes au sommet de l’Everest et chaque année, des groupes de grimpeurs équipés se mettent en marche et décident de gravir ce septième ciel.

Everest raconte l’histoire vraie d’une de ces ascensions qui fut organisée en 1996.

Dès les premières minutes, j’ai su que j’allais entrer dans ce film comme rarement. J’avais pourtant oublié mes lunettes 3D et ne voyais donc quasiment rien (oui je sais… pas toujours organisée !) Cela dit je fais un stop ici pour préciser que le film est donc en 3D mais rien de très intéressant à ce stade. je ne suis définitivement pas fan de ce procédé technique.

Non, ce qui m’a plu c’est bel et bien cette notion du dépassement de soi et toute cette première partie qui met en avant les raisons diverses pour lesquelles ces hommes et ces femmes sont là, prêts à grimper des jours durant dans des conditions assez extrêmes.

Car oui disons le, je me demande d’où peut venir ce besoin d’un tel dépassement de soi, ce besoin d’aller au bout de ses forces, de frôler la mort (rien de moins), de titiller le destin. Le film nous place directement face à ce questionnement et j’ai trouvé cela très fort et puissant.

Chacun à ses raisons en effet et chacun exprime son envie de vivre à sa façon.

Ensuite, il y a quelques bémols, on passe dans le côté obscure de la force, à savoir, dans le versant catastrophique du film et ce n’est pas ce que je préfère. Mais je dois dire que je n’en ai pas été moins réceptive pour autant. Moi, déjà assez réactive au cinéma j’ai, cette fois, littéralement sauté sur mon siège (gigoté dira t-on), j’ai réagi de façon parfois bruyante et ai pleuré à chaudes larmes.

Oui, le film m’a emporté, j’ai manqué d’Oxygène, j’ai eu froid mais je l’ai grimpée avec eux cette colline !

Enfin, si certains « trucs » sont parfois un peu gros, je n’oserais tout de même pas critiquer la réal qui est tout de même assez bluffante. Je note une volonté de vérité et de réalisme qui font clairement de ce film un vrai périple aventurier.