Pupille

Pupille

Pupille est une équation à deux inconnues.

Soit un film tellement didactique qu’il narre littéralement les aventures (obstacles compris) d’une femme souhaitant avoir recours à l’adoption, auquel on aglomère une aura très forte – notamment apportée par les comédiens, tous parfaits.

Le tout donne vie à un film d’une émotion vraie et forte mais à tous moments maîtrisée, jamais lourde.

Un expérience de chimie réussie en d’autres termes. Un petit miracle de cinéma.

Pupille signe également le retour d’Elodie Bouchez en gros plan sur nos écrans et au premier plan de ce film tendre qui évoque un sujet trop peu traité au cinéma, l’adoption donc.

Il émane du jeu des acteurs, dont Sandrine Kiberlain et Gilles Lelouche, une grande tendresse et une vérité. Sans jamais verser dans le documentaire, Pupille semble relater les aléas, hauts et bas du parcours d’adoption. Le spectateur est d’emblée amené à créer des liens avec ce nouveau né et avec sa mère en devenir. Deux êtres différents, à deux stades bien distincts de leur vie, amenés à s’apporter et à s’enricir mutuellement. De l’art de filmer la beauté de l’inconnu et de la rencontre.

Je n’en menais déjà pas large, mais quand arrive alors le moment de cette rencontre, je lâche les vannes. La scène est d’une beauté sans nom. D’une pureté telle qu’elle vous immerge. Elle vous enveloppe serait alors un terme plus appoprié.

C’est alors la pureté d’un amour naissant qui prend la place de toutes les vicissitudes vécues. Ils sont là, l’un pour l’autre, prêt à mêler leur vie.

Et l’adulte, en branle, tremble alors devant ce minuscule être déjà, pour preuve, si charismatique, tellement complet, doté d’une personalité propre.

C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus plu dans ce film. Cette place d’individu à part entière qui est donnée à l’enfant. Cette façon de lui parler, de lui expliquer les choses telles qu’elles sont. Il comprend tout, autant ne pas faire fi de la vérité.

Un film digne, d’une très puissante tendresse.

Le miracle de la vie.