Les fauves

Les fauves

Je crois comprendre le projet du film. Il me semble double.

1/ Si ce n’est filmer, signifier la puissance des premiers émois amoureux.

2/ Pointer du doigt la perte des idéaux. Plus encore, la fin des croyances et des mythes.

Joli programme, à aucun moment réalisé.

Tout sonne si faux ! De Lily Rose à Camille Cottin en passant par le très respectable par ailleurs, Laurent Lafitte. Tout est bidon, sans relief et peureux.

Le réal croit donner une dimension fabuleuse (au sens propre) à son film et ancrer son récit dans la puissance des mythes les plus anciens mais livre le film le plus plat qui soit. Pire encore, le plus faux. Camille Cottin clairement capable du meilleur est ici assez pathétique sous couvert d’une aura mystérieuse inutile et peu subtile.

Aloise Sauvage tire son épingle du jeu, cette fille a définitivement une puissance en elle. Elle irradie de l’intérieur et en ce sens, correspond tout à fait à l’imaginaire du film.

Mais rien de suffisant pour rendre toute sa grâce à un film qui aurait pu être solaire et marquant.

Reste le réal qui filme Lily Rose avec, semble t-il, passion et grand intérêt. A croire parfois qu’elle l’intimide. Ça a son charme mais encore faudrait-il englober le tout dans un vrai parti pris cinématographique. Je me souviens du premier et précédent film du réal et en garde un souvenir étrange, bien présent. Le souvenir d’une atmosphère particulière. En soi une réussite. Pas sûre de me souvenir de ce film dans 2 semaines…