Et c'est reparti !

Et c’est reparti !

Je suis de retour après un silence de quelques semaines. Festivité de fin, puis de début d’année, tristesse des récents événements et prise de recul : voici ici livrées les raisons de ce retrait quelque peu volontaire.

Toujours est-il que me revoici avec l’envie de partager avec vous mon avis sur les premiers films de mon année 2015. Je pourrais également vous parler du dernier film de mon année 2014 mais je doute que cela soit véritablement utile (The riot club, rien à en ressortir, vraiment).

Les films dont j’ai envie de vous parler parlent de dépassement de soi, de recherche intérieure et de volonté : des valeurs plutôt intéressantes et riches sur lesquelles il semble toujours bon de se pencher de temps en temps. Et bizarrement les deux films en question sont assez antagonistes dans leur traitement de ces sujets.

Wild-2014 wld

Alors que Wild nous donne à voir de grandes étendues de Nature (le film relate l’histoire vraie d’une jeune femme paumée qui part à la découverte d’elle même en parcourant le PCT) Whiplash lui, nous enferme entre quatre murs sombres quoique vibrants grâce à la musique et à la rage qui les inondent. (Whiplash retrace l’histoire d’un jeune homme de 19 ans qui étudie la musique au sein d’un groupe de jazz dans la meilleure école des Etats Unis et dont l’ambition est de devenir l’un des plus grands joueurs de batterie au Monde. Son professeur, qui a décelé son talent, exige de lui le meilleur, l’excellence même au risque de le décourager).

Les deux personnages principaux de ces films ont en commun cette faille taillée par le manque et ils vont, chacun à leur manière tenter de combler ce vide en puisant au plus profond d’eux mêmes la volonté cachée mais vivace.

Ces deux films nous redisent l’importance d’être droit (dans ses bottes), volontaire et courageux afin de récolter les bénéfices d’un effort qu’il soit physique ou plus intellectuel et de toujours aller dans la direction qui est celle que nous avons choisie. « Etre au volant de sa vie » comme le dit si poétiquement la mère de Reese Witherspoon (définitivement bien moins lisse qu’il n’y parait) dans Wild.

téléchargement

 

Si Wild justement m’a semblé un peu creux et en manque de relief (ce n’était pourtant pas le cas du paysage), Whiplash, qui est extrêmement juste, parfaitement filmé et empli d’une vérité vraiment très forte, m’a transportée, rien de moins. J’ai peut-être fait quelque 13 années de musique (solfège, flûte et piano si vous voulez tout savoir), je dois avouer que je ne connais rien à l’environnement du jazz et je peux vous dire que j’ai été emportée dès le tout premier plan (séquence) qui vient clairement nous happer et nous emporter dans la tête et la vie de ce jeune musicien. Il se dégage de ce merveilleux film décapant et épatant une énergie incroyable. Wild est pourtant le film qui évoque le plus la notion de transcendance sans pour autant aller au fond de son sujet. J’ai eu la sensation de survoler l’histoire de cette femme pourtant forte car symbole et modèle d’une renaissance. C’est dans Whiplash que j’ai ressenti cette notion de transcendance. L’idée même d’aller chercher au plus profond de son être ce qui manquait jusque là.

whiplash_andrew_batterie

Sans en faire trop, je puis vous dire que ce film m’a regonflée d’énergie et de force. A la sortie, je me sentais forte d’une puissance que je ne saurais vous expliquer. Je me sais très réceptive à mon environnement, à ce que je vis certes mais des sensations comme celle là, ces sensations offertes par le cinéma sont celles qui me blufferont le plus à jamais. C’est sans aucun doute cela que la magie du cinéma, de la culture et de l’art au sens large. Je suis bluffée par cette force offerte par l’image, le son et l’environnement même d’un film.

Une réelle belle réussite qui me rend plus qu’enthousiaste quant à mon année ciné 2015.