Escobar

Escobar

Je vous l’accorde, Escobar, on en a soupé ! Ce film arrive après 2 saisons de narcos sur Netflix. Mais il porte tout de même à l’écran l’un des couples les plus glam au monde. Il n’en fallait donc pas plus, ni moins, pour que je sois dans la salle le jour j de la sortie.

Ah Escobar, le voyou au grand cœur ! Le baron de la drogue dont l’appétit du gain était encore plus fort que celui qu’il avait pour les femmes. Celui qui réhabilita les quartiers populaires de Colombie et possédait la ville toute entière. De la puissance de l’argent, de l’apât du gain, de la revanche sociale…

Le Robin des bois des cartels de drogue mondiaux. Un personnage cinématographique s’il en faut. Autant visuellement imposant que quasiment envoûtant par cette façon tellement légère qu’il avait de vivre cette vie de grand bandit.

Une arme dans la main, l’autre pour caresser la joue de sa femme et de ses enfants… C’est un peu l’incarnation à lui seul de cet antagonisme. Escobar portait en son sein le pire et le meilleur de l’être humain.

C’est Javier Bardem qui offre ici ses traits au célèbre Escobar, de façon très classico-maniérée. Le mimétisme fonctionne et l’interprétation est bonne, dommage seulement que le réalisateur ne parvienne jamais à diriger ses acteurs qui sont en roue libre durant toute la durée du film. Au point souvent d’en devenir à la limite du grotesque. C’est surtout vrai vers la fin du film pour Javier assez ridiculement affublé d’un faux ventre et d’un faux goitre et au début du film pour (la définitivement sublime) Pénélope Cruz qui cabotine au possible pour finalement laisser place à un personnage plus calme et posé dans la dernière partie du film.

Non, cet Escobar là n’a rien d’une grand épopée encore moins du grand film de gangster tels que nous sommes nombreux à aimer mais il joue le jeu du bon divertissement.

On se réjouira de retrouver le couple Cruz Bardem en ouverture de Cannes dans le nouveau film de Farhadi.