Caprice c'est fini

Caprice c’est fini

J’ai été tendre avec Emmanuel Mouret par le passé mais là, non, je ne peux plus rien lui laisser passer. Ciel que ses films sont horripilants !

J’avais déjà dû m’accrocher la fois dernière (souvenir ici) et voilà que je m’impose de voir son nouvel opus le jour même de sa sortie. J’espère que j’ai, cette fois, bien compris la leçon.

Si vous  me lisez et, plus encore, si vous me connaissez un peu, vous saurez que j’ai à cœur de toujours trouver une pointe de positif dans tout ce que je vis, vois, entends etc.

Il m’est impossible ici de retirer ne serait-ce qu’une once de positivisme.

Caprice est un film d’une pénibilité assez extrême !

A commencer par les rôles de chacun. L’homme faible et incapable de prendre sa vie, ses décisions en main (joué par Emmanuel Mouret himself) m’a agacée au plus haut point. L’actrice trop de fois trompée, ayant perdu foi et cœur en l’amour (Virginie Effira) se jette donc à corps perdu dans cette relation avec cet homme bon et honnête (l’homme idéal : vraiment ??!!) et puis cette troisième roue du carrosse qui s’avère être doublonée par deux rôles secondaires, le meilleur copain et la nana pulsionnelle transie d’amour fou qui vont bien sûr faire capoter le duo gagnant, le « tout » formé par ces gens superbes et parfaits.

C’est du mauvais Feydeau (et déjà je reste très sceptique vis à vis de l’univers de Feydeau). Quiproquo, tromperies intentionnelles, secrets cachés, incompréhension et j’en passe : c’est chiant !

Mis à part quelques fous rire (nerveux ?) c’est bel et bien l’ennui et l’agacement qui ont ponctué cette séance.

La question que je me pose au final est la suivante. Peut-on parler d’amour sans faux semblant et sans ce côté « beni-oui-oui »  ? Franchement, nous sommes entre adultes Monsieur Mouret. Un peu de tenue !

PS : j’ai du perdre mon romantisme en route, avec les années, car en 2011 je semblais assez fan du cinéma d’Emmanuel Mouret