BFSC à Deauville - 1ère

BFSC à Deauville – 1ère

Avec Deauville, tout commence toujours par un train pris au petit matin. Et puis deux heures plus tard, le plaisir de fouler les rues de la ville encore un peu endormie.

Un plaisir dédoublé cette année et ce, pour diverses raisons. Celle déjà de retrouver le festival après une interruption momentanée puisque je l’avais déserté l’année précédente et puis surtout celles de rester sur place 2 jours complets en étant accréditée presse. Une grand première et une mini fierté!

C’est alors que le périple a commencé, bien accompagnée de mon acolyte blogueuse Jme fais mon cinéma.

Au programme 3 films dont un vu en soirée de gala. Les ors du monde festivalier et ses petits bonheurs grandioses.

Autant vous le dire tout de go, si fouler le tapis rouge pour découvrir la nouveauté du cinéma américain est toujours – et le restera – une vraie et pure excitation, je sors tout de même de cette édition avec un goût quelque peu amer puisqu’aucun des films vus ne m’a véritablement plu.

Me reste alors le bonheur toujours grand et jamais feint d’entrer dans une salle de cinéma, de voir les lumières s’éteindre et de découvrir, aux côtés de gens que je ne connais pas, l’histoire et la mise en scène qui seront portées à l’écran. Sans cesse et réellement une expérience que j’aspire à vivre encore et encore.

Une actrice, Shailene Woodley, récompensée à Deauville a magnifiquement sû poser des mots sur ce ressenti. Des mots que je retransmets ici pour en laisser une trace :

« Dans un monde de chaos, de plus en plus polarisé, c’est bien que la salle de cinéma reste un temple où nous sommes dans le noir et réunis, au-delà de nos différences, pour ressentir et vivre des histoires ».

Cette expérience est donc toujours plus marquante lorsque les films sont puissants et porteurs d’émotions. Ce ne fut pas le cas ici mais tout cela mérite tout de même une revue.

Retour sur mon Deauville 2018 !

Friday’s child aurait pu me parler, me plaire et me marquer. Il y a une base. Cette volonté déjà de dire la solitude, le manque de liens, d’ancrage et ce besoin d’amour, de lien et d’ancrage. Cela aurait été sans compter sur ces effets visuels mal gérés, vraiment convenus qui semblent alors nous signifier la volonté d’avoir réussi un film « complet » qui mise sur un travail peaufiné aux niveaux du scénario et de la mise en scène. Un film que l’on peut montrer en compétition donc.

Seulement voilà, le tout, sans forcément tomber à plat est presque vide et ne m’a jamais fait vibrer. A aucun moment je ne parviens à m’attacher au destin de ces deux voire trois personnages principaux qui signifient tout la faiblesse de l’Amérique d’aujourd’hui. Toute sa déstructuration surtout.

Rien n’est véritablement incarné, le tout patine et lorsque j’apprends que le jeune réalisateur qui a signé ce film est un fidèle disciple de Terrence Malick, alors je réalise que ce film n’est pas fait pour moi, le cinéma de Terrence Malick et « à la Terrence Malick » est sans doute celui que j’aime le moins. Trop nébuleux, trop rarement concret. Conceptuel pour ne laisser au final, aucune trace dans mon esprit et dans ma mémoire cinématographique, pourtant vitale.

 

 

Le secret des Kennedy est un « no go » assumé et concret. Quelle inutilité que ce film ! Un pur produit de l’industrie américaine devant lequel je me suis assoupie. Il fallait bien récupérer, un peu, de ce réveil beaucoup trop matinal. Faut-il que je vous en dise plus ? Une histoire certes jusque là bien méconnue de cette famille bien trop connue mais pour autant tout à fait insipide.

Les acteurs sont en surchauffe, le scénario est lourd, la réal moisie. Franchement un coup bas du Festival.

 

Galveston est l’autre coup bas de cette 44ème édition. Il fallait du glam pour le tapis rouge, je l’entends.

Voici donc la première réalisation outre atlantique de Mélanie Laurent starring la douce et gracile Elle Fanning, ici douce et gracile mais aussi un peu trash.

Que vous dire ? Qu’à aucun moment je n’ai réussi à m’attacher aux personnages. Que rien dans ce film ne m’a touché pas même une éventuelle beauté pastique ou encore une musique…

Je suis radicale et tranchante, j’en ai conscience mais rien dans ce film ne m’a évoqué quoi que ce soit.

Je réalise alors que le cinéma est véritablement un art. Des images mises bout à bout qui disent un moment de vie au travers d’une histoire de base déjà racontée ou pas… Là n’est pas l’important. Ce qui compte c’est la palpitation de la pellicule, le rythme, la mise en scène et le bout d’âme qu’aura mis le réalisateur pour faire vibrer l’écran et nos cœurs avec.

Ici, rien.

Je vous passe ensuite la petite virée nocturne au bar du Casino (when in Rome…) et les échanges exaltés des films vus, moins exaltants.

Pas grave. Le cinéma vit quand même. Il est là.

Vite la suite !