Santa Barbara

Santa Barbara

Une chose est certaine, 2018 m’aura vue évoluer dans mes choix de films et au niveau de mes idées reçues.

Si depuis Blade Runner 2049, j’ai définitivement décidé d’arrêter de dire que « non, je ne suis pas très SF », en ce 15 décembre, je me dois également d’arrêter le poncif annuel « bof, moi Noël tu sais… c’est vraiment pas trop mon truc ».

Car déjà il y a eu Coco qui m’a totalement émerveillée (oui un Pixar comme Coco c’est totalement Noël !) et voilà que Chabat vient mettre son grain de sel en nous offrant Ce Sante & Cie, film réalisé dans la plus pure magie de Noël pour lequel j’ai totalement craqué !

Tout y est : de ces enfants – certes bien énergiques – mais surtout malicieux, craquants, au coeur d’or et aux joues et aux yeux tendres, à ce Père Noël fantasque et d’une pureté totale en passant par ce monde merveilleux et magique – là haut dans les étoiles.

Tout est confectionné par Chabat du scénario aux dialogues. Sa pâte est clairement là, elle frôle à chaque seconde la pellicule. C’est parfois maladroit (non Alain tous les petits garçons qui jouent à la poupée ne sont pas forcément homo), toujours loufoque mais jamais lourdingue malgré un amas de blagues et autres jeux de mots bien calibrés et parfois pas folichons : Santa (le père Noël donc) qui fait la connaissance de la maman de la petite fille qui était coincée dans sa hotte (oui ne cherchez pas…)

– Santa

– Barbara

– enchanté.

– …

Ca marche à tous les coups et à chaque seconde ! Car la pureté du regard qu’il porte sur son personnage et sur son propos est totale.

Point de supercherie, tout est véridique dans ce film ! Au point que j’ai vécu certains passages comme une sorte de documentaire comme par exemple lorsque les jumeaux discutent dans leur chambre et que le frère conseille à sa sœur d’effacer un de ses cadeaux de sa liste mais de surtout bien le garder dans son coeur pour que le père Noël puisse tout de même le lui apporter.

C’est une vraie poésie qui innonde ce film ! Une poésie qui nous dit – sans fioriture aucune – l’importance de garder un coeur pur et de toujours regarder le monde avec des yeux d’enfants.