Yesterday

Yesterday

Un petit bonbon de cinéma. Voilà ce qu’est le nouveau film de Danny Boyle (La Plage, Trainspotting, Slumdog, 127 heures…) De prime abord, il ne me disait trop rien et je dois avouer, il ne m’aura pas fallu plus de 5 minutes pour me retrouver plongée dans l’univers si singulier, et pourtant très reconnaissable, de cette fable musicale.

Si le ton est parfois, non pas lourdingue mais trop appuyé, il convient de se laisser glisser dans cette bluette sentimentalo-chantante qui dit les affres du succès et questionne le talent.

L’acteur est charmant et d’une grande délicatesse . Il incarne parfaitement ce jeune artiste à la recherche du succès qui se voit bien vite dépassé par les événements.

Le film prend alors un tournant intéressant et pose la question de la gestion de la célébrité et du talent. Les deux vont-ils forcément de pair ? Comment faire face à tout ce qu’engendre une notoriété mondiale ?

Les Beatles sont de la partie starring John Lennon. C’est dans un univers ouaté et délicat qui est celui qu’on leur connait, que Danny Boyle (qu’on a tout de même connu plus inspiré et inspirant) a inscrit son film. Que serions nous, qui serions nous si un jour nous avions pris une décision tout autre que celle que nous avons prise ? Il suffit d’un rien, d’un pas de côté pour bousculer une vie : faire qu’elle suive un chemin tout tracé ou au contraire se démarquer de ce qui était, semble t-il écrit.

Un joli film aux tonalités estivales et musicales.