Wonderstruck

Wonderstruck

J’ai vu ce matin le tout premier film en compèt* : Wonderstruck de todd Haynes (qui nous a récemment livré son Carol qui a été adoré et que je n’avais franchement pas aimé).

Un délice de débuter avec ce bijou de Cinéma, hommage au muet qui propose un vrai travail sur le son, la sonorité, la musique (ahhh cette version alternative de Major Tom de Bowie <3) et l’image également.

Si le film manque peut être de panache par moments (comprenez qu’il a de légères longueurs), je me suis laissée portée par l’épopée de ces deux enfants – tantôt en noir et blanc avec des filtres dignes des grands classiques hollywoodiens – tantôt en couleurs pour une immersion dans le New York populaire des 70’s : du pur bonheur pour les yeux et les oreilles !

Ce film est une pérégrination vers la recherche de soi (comme souvent au cinéma me direz-vous), la pureté est totale et les envolées merveilleuses.

C’est une ode à l’amitié et à la curiosité.

« Nous sommes tous dans le caniveau mais certains regardent vers les étoiles ». Cette phrase nous est répétée à plusieurs reprises durant le film comme un mantra qui nous dit l’importance de chercher, savoir, avancer, s’affirmer et se connaitre.

Si elles laissent briller les deux enfants qui ont en fait le rôle principal, Julianne Moore et Michele Williams illuminent le film de leur présence et de leur gestuelle douce et épurée.

C’est cela en fait ce film : de la douceur et de l’épure sous couvert d’un vrai travail approfondi. L’essence du cinéma ?

*Cet article est une reprise d’un post que j’avais publié pendant le Festival de Cannes en mai dernier. Le post d’origine est disponible ici