Vilain papy

Vilain papy

Si j’osais, je dirais carrément que ce film est une plaie. Mais nous sommes le 5 janvier, je vais me calmer et rester tendre.

Mais pardon, quelle lenteur et quelle soupe !

La production a tenu à faire tout un foin sur le projet au moment de l’éviction de Kevin Spacey et je comprends maintenant qu’il s’agissait d’un moyen détourné pour faire du bruit autour d’un film qui n’en mérite pas.

Le film revient sur un épisode de la vie de JP Getty, riche miliardaire américain dont le petit fils fut pris pour otage par la mafia calabraise qui exigeait alors une rançon faramineuse que grand papounet refusa de payer. Comprenez que l’homme n’aimait rien de plus que son argent qui lui servait à investir dans l’art (et grand bien lui en a fait puisque le musée qui porte son nom à LA est le plus beau que j’ai jamais visité, et Dieu sait que j’aime le Louvre). Mais passons, là n’est pas le propos.

Le film tourne donc, deux heures durant, autour de cette affaire sans la rendre palpitante à un seul moment.

Michelle Williams se débat en surjouant tandis que les autres acteurs restent médiocres. Seul Romain Duris tire son épingle du jeu avec un rôle à sa mesure et franchement quali, surtout pour un frenchy embarqué dans la grosse industrie hollywoodienne.

Les dernières scènes qui se passent en extérieur, de nuit, dans les ruelles d’Italie sont visuellement très belles et bien filmées mais il était déjà bien trop tard pour rattraper un film qui n’a en rien l’étoffe des grandes productions de qualité.

Un flop de rentrée.

Voici la bande annonce starring Kevin Spacey (franchement, il n’a rien manqué !)